Les carnets du Piémont - 11.
- Oliver Twisted

- il y a 2 jours
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Christelle attrape une serviette posée sur une chaise longue, l’enroule autour de son corps encore humide. Mais ce n’est pas un geste pudique. C’est une mise en scène. Un écrin qui laisse deviner plus qu’il ne cache.
Elle s’assoit sur le bord de la terrasse, face à la piscine, les jambes repliées contre elle. Alessandro et moi nous installons tout près, dans ce silence complice d’après la tempête, le cœur battant encore au rythme de nos ardeurs.
Le vin blanc resté sur la table est toujours frais. Je verse trois verres. Christelle tend la main sans se retourner, trinque d’un geste à peine esquissé et murmure, comme pour elle-même :
— J’ai envie qu’on dorme dans le grand lit. Tous les trois. Ce soir.
Pas une question. Pas une hésitation. Juste une ligne tracée, et nous sommes déjà prêts à la franchir.
La chambre nous attend. Christelle ouvre la porte, le grincement léger résonne comme un signal. Le grand lit, vaste et accueillant, semble avoir été posé là pour ce moment précis.
Elle pose son verre, Nous frôle tous les deux du bout des doigts, et un sourire éclaire son visage. Son regard est souverain : c’est elle qui choisit la cadence.
Les premiers gestes sont tendres, presque sages.
Puis, d’un mouvement décidé, Christelle se met à genoux entre Nous deux. Ses mains s’emparent de nos sexes, les caressent longuement, les pressent avec lenteur avant d’en prendre un dans sa bouche, l’avalant profondément, puis l’abandonnant pour offrir la même attention à l’autre. Ses lèvres brillent de salive, ses yeux levés vers nous, provocateurs et joueurs.
Nos souffles s’accélèrent, Nos ventres se contractent, et elle alterne, nous excitant l’un après l’autre, parfois simultanément, ses mains et sa langue travaillant avec une maîtrise déconcertante.
Son plaisir est visible : elle gémit autour de nous, comme si nous combler excitait autant sa bouche que nos sexes.
Alessandro finit par l’allonger sur le lit, mais elle se retourne d’elle-même, se met à quatre pattes au centre du grand matelas, la serviette tombée au sol. Ses fesses rondes et offertes se balancent légèrement, impatientes.
Il vient derrière elle, la pénètre d’un seul mouvement ferme, lui arrachant un long gémissement.
Moi, je m’agenouille face à elle, et elle m’accueille aussitôt dans sa bouche, reprenant sa danse de langue et de lèvres avec la même fougue.
La scène est sauvage et enivrante. Son corps est pris entre nous deux, ses gémissements étouffés par ta chair, son bassin heurté par les coups d’Alessandro. Ses mains s’agrippent aux draps, ses hanches ondulent, cherchant plus de profondeur, plus de force.
Le lit tremble sous nos assauts. Le plaisir se déverse de toutes parts : ses cris, ses halètements, nos souffles rauques, la cadence effrénée de nos corps.
Christelle s’offre, se tend, se cambre, avale, encaisse, jouit de ce double abandon.
Puis l’explosion : ses jambes fléchissent, son corps se contracte dans un orgasme violent, tandis que nous continuons à la posséder, prisonnière heureuse de ce feu à trois.
À bout de souffle, je retire mon sexe de sa bouche, la guide vers moi. Christelle redresse son buste, ses seins lourds et gonflés pointés vers moi, son regard incandescent levé dans le mien.
Je me laisse aller, gémissant, et mon plaisir jaillit en longues giclées chaudes qui éclaboussent sa poitrine, perlant sur ses tétons durcis. Elle passe aussitôt ses doigts pour étaler le liquide sur ses seins, le massant comme un parfum précieux, le regard brillant de désir.
Alessandro, encore en elle, finit lui aussi par céder, poussant un cri rauque tandis qu’il se vide au plus profond d’elle. Christelle, haletante, le dos cambré, se laisse envahir, doublement comblée.
Le lit devient alors un champ de bataille apaisé. Nos corps s’écroulent, trempés de sueur, de salive et de semence, unis dans une fatigue délicieuse.
Christelle se love entre nous deux, encore frémissante, un sourire de reine satisfaite aux lèvres.
Alessandro glisse un bras autour de sa taille, moi je dépose un dernier baiser sur son épaule moite. Les respirations se calment peu à peu, se synchronisent. Le silence s’installe, dense mais doux, seulement ponctué par vos souffles apaisés.
Christelle ferme les yeux la première, la tête posée sur mon torse, sa main reposant sur le ventre d’Alessandro.
Nous sentons son corps qui s’abandonne, enfin détendu, bercé par la chaleur et la satiété. L’air est lourd, chaud, mais dans ce lit immense, il n’y a plus ni tension ni retenue, juste la douceur d’un sommeil partagé.
Peu à peu, vos paupières se ferment aussi. La chambre s’emplit de la paix lourde de l’après-plaisir. Le monde s’éteint doucement. Et c’est dans cet enchevêtrement moite, presque animal, que nous glissons ensemble dans la nuit.



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