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Une bougie - 5.

Jardin


Don Fiore ne voulait pas se réveiller, ouvrir les yeux. Il voulait rester dans ses songes.

Il faisait la sieste dans le jardin du presbytère, à l'ombre du noisetier. Celui dont les fines branches servaient aussi à confectionner divers instruments faits de verges souples.

Rose-Marie s'amusait sur la sienne... la faisant frémir... durcir encore plus...

Il ne voulait pas se réveiller...

Il bandait dans sa bouche. Elle suçait sa queue avec une douceur propice à un épanouissement monumental et jouait de ses râles de plaisir, variant le rythme, avalant son sexe jusqu'au fond de sa gorge.


Il lui parlait dans ses songes :


— Allonge-toi sur mon corps, tes seins collés à ma peau. Offre-moi ta sensualité, ta nudité, là, à quelques centimètres de ma bouche... ta chatte, ton cul sublime... Oh comme j'aime ton cul !... Tes cuisses, tes fesses que j'ouvre pour recueillir ta fleur sauvage et te lécher. Tu me suces. Tes râles de plaisir se mêlent aux miens, tes seins caressent mon ventre et ma langue te pénètre.

Je veux plus que tes vibrations de plaisir. Je te veux Toi.


Ils s'étaient rencontrés lors du Festival International des Chorales qui avait lieu à Rome tous les ans.

Rose-Marie était soprano et faisait partie de la sélection française.

Don Fiore dirigeait la chorale qu'il avait créée avec ses fidèles et infidèles pécheresses... dans le secret de la confession, cela va de soi.

Sa soprano à lui fut victime d'une soudaine extinction de voix et tous les remèdes que Don Fiore fit couler dans sa gorge fragile se révélèrent inefficaces.

Rose-Marie, qui devait se produire dans le même théâtre le soir de l'inauguration du Festival, proposa de la remplacer au pied-levé. Son répertoire était vaste et elle aimait rendre service. Ils avaient fait connaissance autour d'une coupe de Champagne à la soirée d'accueil des participants et le connaître mieux n'était pas pour lui déplaire...

Ce défi nécessita quelques raccords afin de se préparer à chanter sur la scène du Teatro Don Bosco.

Raccords pendant lesquels le prêtre était incapable de quitter des yeux la bouche rouge de la belle cantatrice. Il était envoûté par cette voix pure qui envahissait son âme et qu'il ne pourrait jamais oublier.

Rose-Marie n'était pas une Sainte. Elle ressemblait à un Ange mais chantait comme le font les Succubes... Séduisante créature, elle désirait l'homme qui la regardait. Elle se sentait bien sous sa direction et chantait l'Ave Maria comme portée par une force divine. Leurs regards se disaient la vérité de leur désir torride.

Les yeux ne mentent pas, les âmes non plus.



— Tes fesses... Vision de rêve...

Ton petit trou que mon doigt titille s'ouvre sous mes coups de langue et me laisse te pénétrer. Tu marques un instant de pause mais mon sexe se rappelle à ta bouche et tu reprends tes caresses.

Mes mains se glissent sous tes seins, les empoignent... Tu sens venir la jouissance alors tu plaques ton sexe contre ma bouche et tu redoubles d'ardeur sur le mien... Nous ne tardons pas à atteindre l'extase, savourant chaque spasme... chaque frisson... Tu jouis avec l'impudeur d'une déesse... Oh comme tu es belle...


Don Fiore jouissait dans sa bouche, qui, lorsqu'il ouvrit les yeux, se révéla n'être que sa main...


'Le remords, cette vertu des faibles, ne l'atteignait pas. Le remords est une impuissance, il recommencera sa faute. Le repentir seul est une force, il termine tout."

La Comédie Humaine, Honoré de Balzac.

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