top of page

Chaque pomme est une fleur qui a connu l'amour - 4. Noël

  • Photo du rédacteur: Bleue
    Bleue
  • il y a 3 jours
  • 5 min de lecture

Elle

Ce qui m’a plu avec lui, Noël, c’est que ce soit lui qui m’ait contactée. Visiblement, mon profil l’intéressait. Et moi, étrangement, je lui ai répondu alors qu’il est bien plus âgé que moi. On a commencé par se chauffer, gentiment. C’est bizarre : moi qui me focalisais sur quelqu’un de… jeune. Pourtant, à parler avec lui, je n’avais pas le sentiment qu’il est mon aîné. Ses mots, ça aurait pu être ceux d’un quadragénaire. Donc, ça m’allait.

Je l’ai envoyé me lire. Il aime assez… Et il a fait pareil, parce que oui, monsieur écrit aussi. C’est bien plus cru et ça parle d’initiations de très jeunes filles, d’adolescentes, même. Visiblement, c’est un comme moi qui aime la chair fraîche.

Et puis, il m’a raconté, en confidences, qu’il y a un an ou deux, je n’ai pas retenu, il avait eu une liaison avec une petite demoiselle. Elle était plus jeune encore que sa fille. Moi, au moins, je craque pour quelqu’un qui est sensiblement plus âgé que mon fils…

Mais à quoi bon jeter la pierre ?


Noël

— Alors, t’as reçu ce que je t’ai envoyé ?

— Heu… oui…

Elle lui avait communiqué son adresse mail. Elle semblait un peu sur la défensive. Il n’avait pas sa langue dans sa poche, enfin, plutôt fallait-il dire « ses doigts hors du clavier »… parce que c’était bien de ce qu’il s’agissait : un texte. Osé, à un point. D’ailleurs, elle avait interrompu plusieurs fois sa lecture. Ça commençait gentiment, tendrement et puis…

— Ça t’a plu ?

Elle ne savait pas trop. Le début, oui. Le milieu aussi. Mais la fin… C’était vraiment trop. C’était étrange : cet homme la subjuguait. Il avait le verbe si facile. Que se passait-il dans sa tête ?

De son côté, elle n’était pas trop décidée non plus. Elle était attirée, mais cela lui faisait un peu peur tout de même. Et puis, elle reçut autre chose. Une photo. Par mail. Elle l’ouvrit, sur la défensive.

En grand, sur l’écran, le sexe de cet homme. Un membre magnifique. Un ventre adorable comme elle les aimait. Un peu de poils, un teint hâlé. La seule chose qu’elle regretta, c’était qu’ils soient si loin l’un de l’autre. Comment avait-il trouvé son profil ? Elle ne le saurait sans doute jamais.

— Et ça ? Tu en penses quoi ?

— C’est très tentant…

— Ah ? Tentant comment ?

— Tellement tentant que j’aurais bien envie de….

— De te caresser en me regardant, petite vicieuse ?

Elle tiqua : mais non, elle ne l’était pas, vicieuse. C’était lui qui lui avait envoyé cette partie de son anatomie en photo : elle n’avait rien demandé, dans le fond… Elle n’avait pas le cœur ni le courage de lui dire qu’elle trouvait qu’il exagérait un peu. C’était un bel homme, du moins, son ventre et son sexe… Elle allait continuer de jouer, avec doigté et légèreté. On verrait combien de temps cela durerait et surtout, si ce serait fun. Elle avait envie d’une relation virtuelle et là, ça lui était servi sur un plateau d’argent…

— Oui, murmura-t-elle…

— Tu aimes ma queue ?

— …

— Tu peux me le dire, tu sais…

Elle étouffa un petit oui… Elle fantasmait de temps en temps au membre de ce monsieur qu’elle chérissait… en espérant qu’il ressemble à celui de ce Noël.

— Tu sais, j’aime faire des photos de moi, de cette partie-là de moi.

Avait-il des tendances exhibitionnistes ?

— Ah ?

— J’en prends une bonne dizaine et puis j’en choisis deux ou trois dans le lot.

— …

— Ça m’excite de me regarder bander comme ça…

Oui, elle avait affaire à quelqu’un qui aimait se montrer. Il continua.

— Et toi ?

— Moi, quoi ?

— Tu te photographies, toi ?

— N… on….

Il semblait déçu. Dommage, il ne pourrait pas la mater.

—    On peut se parler avec les micros ?

—    Tu voudrais ?

—    Je voudrais entendre votre voix. Vous devez avoir un petit accent, non ?

—    Oui, sans doute… Attends, je prends mon téléphone et je t’appelle par Skype.

—    OK, je ne bouge pas…

Quelques minutes plus tard, le jingle du programme se fit entendre. Elle était toujours face à son ordi. Elle décrocha.

—    Je ne peux pas parler très fort. Je suis dans ma salle de bain. Et toi, t’es où ?

—    Dans mon canapé…

—    Tu peux parler ?

—    Oui… pas de soucis…

—    Tu voudrais pas aller dans ta salle de bain, qu’on joue un peu ?

—    À quoi ?

—    J’ai envie de t’entendre gémir… Que tu te caresses et que tu m’expliques ce que tu fais. Tu veux bien ?

—    Oui…

—    Et moi, en même temps, je vais faire pareil… T’as envie de m’entendre aussi ?

La voix de l’homme s’était faite plus sourde. Il devait être vraiment excité.

—    T’es dans ta salle de bain, là ?

—    Oui, fit-elle.

Elle avait posé l’ordi sur un petit meuble et s’était déshabillée très vite. Elle était pressée, à présent, d’entendre cet homme jouir en live. Cela l’avait chauffée qu’il lui parle de ses envies et de cet orgasme tout proche. Elle avait les fesses à l’air, la main entre ses jambes. Elle y sentait l’excitation. Il y avait tellement de désir. Elle faisait bouger ses doigts contre sa fente. Elle mouillait, elle s’en rendait compte… Il fallait, maintenant, qu’elle soit démonstrative, qu’elle explique à Noël ce qu’elle faisait par le menu et que, si possible, elle jouisse.

—    Dis-moi où est ta main, ma petite salope.

—    Entre mes cuisses.

—    Tu te touches ?

—    Oui…

—    Raconte-moi ce que tu fais. N’épargne aucun détail…

Elle lui précisa qu’avec sa main gauche, elle se frottait le clitoris de plus en plus vite et qu’avec la main droite, elle s’occupait de ses lèvres.

—    Tu mouilles ?

Oh oui, qu’elle se liquéfiait. Elle était très étonnée, d’ailleurs, que cela ait été aussi rapide. Elle commençait de haleter.

—    Oui, ma petite chienne, continue, tu m’excites…

Elle respirait plus vite encore. Et elle écoutait l’homme faire pareil. Elle entendit Noël : le mouvement de sa main masturbant son membre… Des bruits humides entrecoupés de « han »… Cela continuait de la stimuler. Elle aimait ce genre de « contact ».

—    Tu viens, ma petite vicieuse ?

Elle n’était pas loin de l’orgasme…

—    Tu ne réponds pas, je suis certain que tu joues bien avec tes doigts dans ta petite chatte…

Elle put juste lui murmurer un « chut » et elle se rendit compte que l’homme était à point…

—    Je cherche mon petit trou… et je vais y entrer un doigt…

Là, ce fut l’apothéose. Noël jouit et jouit encore en l’appelant sa petite salope, sa chienne… Cela devait être ses mots d’amour à lui…

—    T’es vraiment bonne à ce petit jeu, tu sais.

À nouveau, elle se taisait. Elle se demandait si Noël était repu et s’il reviendrait sur Skype…

—    Rassure-moi : on jouera encore ?

—    …

—    Mais cette fois, je veux que ce soit toi qui m’envoies des photos de toi.

Ça, elle y réfléchirait. Elle n’avait pas à décider immédiatement, de toute manière. Elle verrait si elle serait assez hardie pour se prendre en photo et pour en faire parvenir à Noël…


Elle

Quel phénomène, ce Noël ! Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi désinhibé. Oui, il y avait eu cet amant virtuel, quelques mois auparavant, mais jamais cela n’avait pris cette ampleur. Il m’envoyait des vidéos de lui ou des photos, ou simplement du son étouffé. Ici, c’était du live.

Enfin, c’était pas mal. Un peu incongru, mais pas mal. Je vais continuer mes recherches parce que, dans le fond, je cherche tout de même du peau à peau. Mais si un jour, j’ai faim, je lui reproposerais bien une petite « conversation » dans le même style. Parce que c’était vraiment chouette.

Entre nous, heureusement qu’on avait parlé à de nombreuses reprises avant : je n’avais jamais imaginé qu’on puisse faire du sexe de cette façon, simplement en se masturbant chacun de son côté de cette manière. Et heureusement aussi que j’ai eu la bonne idée d’évoquer la sodomie… Il faudra que je lui demande s’il aime faire pareil, s’entrer quelque chose là derrière…

Posts récents

Voir tout

Commentaires


vos lectures 1.jpg

© 2022 par Vos lectures érotiques. Créé avec Wix.com

bottom of page