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Chaque pomme est une fleur qui a connu l'amour - 3. Bérengère

  • Photo du rédacteur: Bleue
    Bleue
  • il y a 2 jours
  • 8 min de lecture

Lui

Je me suis dégotté un rencard avec une Bérengère. Son pseudo, c’est « JeuneEtJolie ». Elle n’a pas eu à insister beaucoup. Elle m’a ouvert son album privé rapidement. La photo de profil était sympa. Vraiment, une fille comme je les aime. Cheveux châtains, petit visage, un corps de gamine. Mon âge. Et en plus, elle habitait pas loin de chez moi. Étonnant qu’on ne se soit pas croisés. Enfin, si, on l’avait peut-être fait, mais ça n’avait pas tilté. Parfois, on n’est pas attentif et comme je suis souvent dans la lune… Bref, on se voit dans deux jours, histoire de ne pas laisser retomber les « émotions ».


Bérengère

Ce dont ils avaient convenu, c’était de se retrouver à la terrasse d’un café. On verrait si les choses prendraient un tour encourageant et puis il y avait le parc, face à l’endroit, et des hôtels à l’heure, derrière le parc en question. Mais lui, il n’était pas du genre à aller trop vite. Un peu de retenue ne faisait jamais de mal, même s’il n’attendait qu’une partie de jambes en l’air…

Ils étaient bien à l’heure. Lui, il portait une veste légère, un T-shirt bleu marine et un jeans. Elle, une robe fleurie dont le fond était vert. Comme prévu, elle lui envoya un sms quand elle arriva.

— Déjà là ? Bérengère

Elle s’assit à une table et attendit la réponse.

— Je pense que je t’ai repérée : t’as une robe verte ? Et une besace noire ? Brad

Elle souriait en rédigeant

— Et toi, une veste noire et un jeans ?

Il la rejoignit. Un peu empoté, il se pencha pour lui déposer un baiser sur la joue. Il avait envie de la regarder : à qui avait-il affaire ? Une écervelée ? Quelqu’un de sage ? Une chasseuse ? De toute manière, il n’y avait qu’en causant qu’il parviendrait à le savoir.

Ils s’étaient déjà dit pas mal de choses sur le site, mais en vrai, tout paraissait plus compliqué. Il n’y avait plus cette aisance des doigts qui tapent. Ici, on était dans le réel…

— On reprend la conversation où on l’avait laissée ?

— Ouep…

— Tu te rappelles de quoi il s’agissait ?

— Heu… on causait d’alcool, c’est ça ?

— Oui, et des fois où t’avais déconné après avoir bu… Tu te souviens ?

C’était vrai : ils avaient parlé de bitures et des soirées au cours desquelles ils s’étaient enivrés. Vous allez peut-être trouver cela étrange… Mais il y a des hommes qui aiment se gausser de leur manière de tenir l’alcool, et d’ailleurs, ça devient monnaie courante aussi chez les femmes.

Donc, ils discutèrent, lui, de ces fois où il buvait avant un concert, pour être… détendu, comme il disait. Il lui arrivait même de fumer un joint. Elle, des soirées pyjama entre filles où elles s’en enfilaient plus que de raison, « juste des cocktails ». Ils n’avaient pas de scrupules à se parler de ça. C’était naturel : ils appartenaient à la même génération et ils partageaient donc les mêmes frasques… Ils parlèrent ensuite des rencontres qu’ils avaient faites sur le site « en réel ». Pour lui, c’était la première, pour elle, la cinquième, s’il avait bien retenu. Elle lui raconta ses mésaventures sur un autre site qui était destiné à des célibataires. En fait, elle l’était, célibataire, d’après ses dires. Il trouva cela curieux : pourquoi donc s’inscrivait-elle sur un site pour personnes en couple si elle ne faisait pas partie de « ces gens-là » ? Étrange…

Il faisait de plus en plus chaud, ou alors, était-ce leur conversation qui les émoustillait. Il avait retiré sa veste et elle regardait sa carrure avec envie. Elle avait un peu entrouvert le haut de sa robe en défaisant trois des petits boutons verts qui en fermaient le corsage. Il pouvait sans peine plonger les yeux dans son décolleté. Pas généreux, juste à point. Sur une de ses photos privées, elle n’avait pas hésité à se montrer en sous-vêtement. Avait-il affaire à une allumeuse ou simplement à quelqu’un qui se sent bien dans son corps ? Elle était assise de biais et avait croisé sa jambe gauche sur la droite. Les derniers boutons verts de sa robe n’étant pas fermés, il avait tout le loisir de regarder le début de ses cuisses. Une peau très claire… Il n’avait qu’un petit mouvement à faire pour la toucher…

— Oh ! fit la jeune fille d’un air faussement fâché.

— Je… peux ?

— Oui, mais pas trop vite… ou alors…

— Oui ?

— On va s’asseoir sur un banc, dans le parc ?

Sans avoir pris le temps de commander, ils se levèrent et se dirigèrent vers l’entrée de l’endroit. Ils ne se donnaient pas la main et ne se regardaient même pas.

— J’espère qu’il y a des coins sympas et un peu à l’écart… dit l’homme.

— Oh, ça, oui...

— Tu y es déjà venue ?

— Plusieurs fois, oui, dit la jeune fille.

Elle se souvenait d’un RENDEZ-VOUS qui avait tourné court tant son complice était trop entreprenant à son goût. Ils s’étaient installés sur un banc et il lui avait carrément mis une main dans le décolleté et l’autre entre les cuisses. Elle l’avait giflé et s’était enfuie, mortifiée d’avoir été traitée de cette manière…

Avec celui-ci, les choses iraient moins vite, elle en était sûre et cela la rassurait…

Ils marchèrent un moment, histoire de s’écarter des allées fréquentées par les promeneurs « traditionnels » : les mamans avec leurs enfants en bas âge, les ados qui circulaient en petits groupes de quatre ou cinq et les joggeurs… Ils trouvèrent, à l’abri des regards, un banc fraîchement repeint en vert. Ils s’y assirent et timidement, l’homme releva un peu la jupe de Bérengère en l’embrassant. Elle ne se fit pas prier pour répondre à son baiser. La peau de la jeune fille était douce. Brad mit son nez dans son cou pour le humer et lui mordilla l’oreille.

—    Ta peau est chaude…

—    Pas que ma peau, si tu veux savoir…

—    Ah ? Je peux… sentir ailleurs ?

—    Avec plaisir, dit la demoiselle en ouvrant les jambes vraiment.

Les doigts de l’homme s’insinuèrent jusque dans son string déjà fort humide. Elle poussait des cris de souris et gémissait de manière convaincue et convaincante…

—    Ne t’arrête pas… Tes doigts, c’est bon, là.

Il ne se fit pas prier. Il aimait le contact mouillé de sa main avec la petite place où les cuisses de la jeune fille se touchaient. Elle se tortillait un peu et continuait de gémir. Il commença à son tour à respirer fort.

— On changerait pas d’endroit ? lui demanda-t-elle

Il s’arrêta un moment.

— J’avais pas compris que quand tu disais que t’étais chaude, c’était TOI. Je pensais juste que tu me parlais d’une partie de ton corps.

— Et toi, t’es pas chaud ?

Oh si, qu’il l’était. Cela faisait au moins un mois que sa compagne le remballait. Chacune de ses tentatives ne tournait à rien. Et lui, il avait tellement faim, tant envie d’un corps de femme contre le sien, chaud, tendre, doux. Pas d’une furie au pieu…

— Oui, dit-il d’une voix étranglée. On va où ? T’as un plan ?

Oui, elle en avait un. Il y a quelques semaines, elle avait suivi un homme du site dans un hôtel à l’heure. Si cela disait à celui-ci, ils pouvaient s’y rendre et… se payer du bon temps, juste deux heures. Ce n’était pas un endroit très chic, mais bon, a-t-on besoin d’un palace pour s’ébattre discrètement et en toute tranquillité ?

—    C’est loin ?

—    Pas trop… Moins d’un quart d’heure à pied.

—    OK. Mais tu promets de ne rien faire pour m’aguicher entretemps : c’est déjà assez dur comme ça…

—    Assez dur ? demanda la jeune fille en lorgnant son entrejambe…

—    Rhooo, mais non, je ne parlais pas de ça, enfin… si….

Il était en train de se perdre dans ses explications. Bien sûr, il avait envie d’une bonne partie de baise. Mais ce n’était pas de cette dureté-là qu’il était question : plutôt du fait qu’attendre, cela devenait de plus en plus difficile…

Ils se remirent en route après que Bérengère ait refermé les boutons de sa robe verte de manière très décente. Ils marchèrent, comme la demoiselle l’avait dit, un petit quart d’heure et arrivèrent devant l’hôtel.

— Une chambre pour… deux heures, cela ira ? demanda la jeune fille en regardant l’homme.

Celui-ci lui fit signe que oui. Il n’avait pas prévu que les choses se déroulent aussi vite, mais il avait le temps tout l’après-midi. Ils pourraient s’en donner à cœur joie et prendre une douche ensuite, seuls ou à deux. C’est lui qui paya. On leur remit une carte magnétique pour ouvrir la porte de la fameuse chambre et on leur indiqua qu’elle se trouvait au premier, juste face à l’ascenseur.

Le couple était impatient. Le déshabillage commença dans l’ascenseur. Les boutons de la robe furent défaits en moins de trois minutes et quand ils arrivèrent devant la porte de la chambre, il ne portait plus sa veste légère. Vite, lecture de la carte magnétique. Combien ils étaient pressés à présent. Ni une ni deux, elle se coucha sur le lit et lui fit signe d’approcher. Il n’attendait que cela.

— Tu veux que je me déshabille ?

— Mais, tu l’es déjà, non ?

— Tout à fait, je voulais dire : le soutif et le string…

Elle était vraiment à croquer : mignonne, charmante. Elle portait un soutien-gorge à balconnet avec un peu de rembourrage. Voilà pourquoi, sur une des photos de la galerie privée, il avait eu l’impression qu’elle était « plate ».

— Laisse-moi te regarder, d’abord…

— …

— T’es un joli petit lot, toi…

— Tu n’es pas mal non plus, j’avoue.

— Ah bon ? fit-il en clignant. Dis-moi…

— Et bien, pour commencer, j’aime ta carrure, et aussi, tes longs cils : ils donnent de la profondeur à ton regard.

— Et moi, ce que j’aime, ce sont tes cuisses, le petit duvet ! Je peux ?

Sans attendre son accord, il se mit à genoux. Les pieds de Bérengère étaient posés sur le sol et elle était toujours sur le dos. Il lui écarta les jambes et passa son nez sur la face intérieure de celles-ci. Elle frissonna à nouveau, n’osant rien dire.

— Je continue ?

— Hmmmm…

Visiblement, elle appréciait. C’était plaisir de gâter quelqu’une d’aussi réceptive. Il la lécha donc, tendrement, comme un petit animal qui aurait lapé du lait dans une soucoupe. Il se sentait bouillir de plus en plus. Il la sentait réagir. Elle faisait des efforts pour ne pas refermer les cuisses. C’était délicieux, mais cela la chatouillait légèrement. Elle gloussait…

— Un peu plus haut…

Brad répondit à sa requête. Ses lèvres étaient à présent près de l’entrejambe du string trempé.

— Je peux retirer ça ?

— Oui, dit-elle dans un souffle.

— Et ça aussi, demanda l’homme en désignant le soutien-gorge.

— Aussi… Mais il faudra que tu me retires ma robe…

— Avec plaisir.

Elle se retrouva donc nue, comme un ver, mais avec les chaussures aux pieds, alors que lui portait encore son T-shirt et le dessous…

Et là, la bouche de Brad se promena partout, absolument partout. Dans l’oreille, entre les jambes, sur les tétons, dans le nombril. Ses lèvres attisaient le désir de Bérengère, les désirs. Elle gémissait, elle le suppliait.

— Finissons-en : viens sur moi et…

Il ne se fit pas prier. Il n’eut que le temps de déboutonner son jeans, d’en descendre la tirette et de faire glisser boxer et pantalon jusqu’à ses pieds. Il ne prit même pas la peine de retirer vraiment celui-ci. La situation devenait périlleuse pour lui. Il était tout à fait en déséquilibre. La jeune fille aperçut à peine le sexe gonflé de l’homme et il était déjà en elle…

— Oh oui, vas-y. Encore… Plus fort.

Ils vibraient tous deux : lui, il s’acharnait à la faire venir. Elle, elle avait le contrôle de son vagin qu’elle resserrait autour de ce membre raide et de taille honorable. Il la serra davantage contre lui pour entrer plus profond. Elle se perdit en mots crus…

— Baise-moi, oui, comme ça.

Et les « encore, plus fort » continuaient crescendo. Il faisait du mieux qu’il pouvait. Il la sentait vraiment réagir comme il l’espérait. Même si leur petite aventure n’était pas une histoire d’amour, au moins, ce serait une belle histoire de cul.

Ce fut lui qui jouit le premier : les va-et-vient qu’il fit effectuer à son membre eurent beaucoup d’effets. Et puis, ce fut elle : les frictions et le fait qu’elle ait la capacité de se resserrer de cette manière contribuèrent fameusement à leur plaisir.

L’homme était comblé : premier rendez-vous et orgasme du feu de Dieu… Vraiment, il n’était pas déçu. Avait-il envie de la revoir ? Il n’en savait rien. Il aviserait.


Lui

Ne pas m’attacher. Oui, au lit, enfin, SUR le lit, c’était super chouette, mais… pourrais-je vivre quelque chose de profond avec une fille pareille ? Elle me plait. Physiquement, en tout cas… Butiner encore. Je suis certain de pouvoir me dégotter quelqu’un dont les goûts seraient communs aux miens…

Il y en a une autre que je voudrais rencontrer. Et puis, je me déciderai, ou alors, j’aurais une idée plus claire de ce que je cherche vraiment.

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