Le mec qui mate... (2)
- Bleue
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— Installez-vous là, voulez-vous. Et ne dites rien.
L’amant désigna un petit fauteuil au jeune homme puis s’approcha de sa complice. Elle dévorait le jeune homme de tous ses yeux. Ce dernier sentait le désir. C’était sulfureux à souhait…
Elle embrassa son amant puis, habilement, dégrafa son soutien-gorge, fit glisser les bretelles du sous-vêtement le long de ses bras et l’ôta d’un coup en riant.
— Toujours aussi adroite…
— Il faut lui montrer comment nous nous donnons du plaisir. C’était ce qui était convenu, non ?
L’amant avait les yeux brillants. Et le jeune homme aussi.
— Tournez-vous. Que je…
Elle ne se le fit pas dire deux fois. Elle lui tourna le dos, faisant face au jeune homme. L’amant pétrissait ses seins avec enthousiasme. Elle l’encourageait pas des petits soupirs de contentement.
Le jeune homme avait commencé par être un peu gêné. à présent, il regardait de tous ses yeux. Les mains de l’amant, son regard gourmand. Les paupières closes de la maîtresse, la façon dont elle se cambrait sous les caresses, ses lèvres sur lesquelles elle passait la langue. Il tentait de rester immobile mais la tension montait lentement. Il se cala plus profond dans le petit fauteuil sans dire un mot.
La maîtresse, silencieusement, palpa le sexe de l’amant. Il était déjà dur sous les tissus. Elle tourna la tête et chercha la bouche de l’homme. Elle lui suçota les lèvres, lui déposa des baisers sur les joues puis ouvrit les yeux. Elle sourit au jeune homme toujours bien installé à quelques mètres d’eux. Il avait à présent les mains sur les accoudoirs.
— Vous n’avez encore rien vu, dit-elle à son adresse. On continue ?
Il se répondit pas mais son visage en disait long… Il fit un signe de la tête affirmatif.
— Il nous envie, chuchota l’amant.
— Il vous envie, rétorqua la maîtresse.
Ils se sourirent à nouveau.
— Je ne sais pas ce qu’il aurait envie de vous faire.
— Moi, par contre, je sais très bien ce que J’aimerais vous faire à vous.
— Ah bon. Je suppose que…
Rapidement, elle fit descendre sa jupe. Celle que le jeune homme aimait tant parce qu’elle dévoilait ses cuisses.
— Déshabillez-vous. J’attends ça depuis trop longtemps…
L’amant ôta chemise, pantalon, slip puis s’assit sur le lit, face au jeune homme.
— Je pense que ce serait mieux si vous vous mettiez comme ça. De profil. Vous voyez ? suggéra la maîtresse.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Le jeune homme respirait plus fort. Ses doigts étaient crispés sur les accoudoirs à présent. Sa poitrine se soulevait. C’était à son tour de passer la langue sur ses lèvres.
La maîtresse, à genoux aux pieds de l’amant, s’approcha du sexe en érection de l’homme. Lentement, très lentement, elle le prit en bouche. Elle avait les yeux clos. Elle lui faisait confiance. Elle se faisait confiance. Elle savait qu’il ne lui attraperait pas les cheveux pour guider vitesse et profondeur. Il savait qu’elle aimait sucer, qu’elle le faisait avec amour et délicatesse mais que si, à un moment, il posait la main sur sa tête, elle se montrerait plus rapide.
Les doigts du jeune homme quittèrent les accoudoirs et se posèrent fermement sur son érection. Sa respiration était plus rapide encore. De temps en temps, un gémissement se faisait entendre. Comme une petite plainte terminée par un soupir d’aise…
La maîtresse s’activait à présent. Plus rapidement, plus profondément. L’amant avait les yeux fermés de plaisir. De son petit fauteuil, le jeune homme ne quittait pas la fellation du regard, comme hypnotisé par la scène.
L’envie était intense. La tentation, aussi. Et puis, juste mater, est-ce tromper ? Lui qui avait tellement de scrupules à être infidèle : ces deux-là le tiraient et le poussaient dans ses derniers retranchements. Il n’avait qu’un peu moins d’un mètre à franchir pour les rejoindre.
Après la gêne, que pensez-vous qu’il se passera ? Il quittera le petit fauteuil ? Il recommencera de regarder : elle chevauchant son amant avec gourmandise, celui-ci imprimant la cadence ? Lui proposeront-ils un autre spectacle ?
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