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La fille qui mesure - 2.

Après la pâtisserie, les jeux de Blanche et Joachim se poursuivent...


Ses yeux à elle étaient fermés : elle profitait de la caresse un peu appuyée mais très douce de son amant. Joachim les regardait tous deux dans le miroir : comme il aurait aimé immortaliser la scène avec son petit appareil photo . Et puis, lui aussi ferma les yeux, savourant le galbe du sein et…

— Vous n’aviez jamais tenté cela, lui dit-il au creux de l’oreille.

— Cela me semblait de bon augure, l’encouragea-t-elle en lui prenant la main pour la diriger vers l’endroit précis où elle avait envie qu’il s’occupe d’elle.

— Excellente initiative. Je vous félicite.

Elle ne savait pas si c’était le fait qu’elle lui saisisse les doigts ou autre chose dont il parlait. Elle commença de ronronner, les yeux toujours fermés. Elle n’avait pas beaucoup d’imagination mais quand elle faisait l’effort de se détacher de sa retenue, elle pouvait se montrer très adroite pour aguicher. Et lui, subtilement, introduisit ses doigts où elle les menait.

Les caresses ne durèrent pas très longtemps. Elle gémit doucement, se retourna vers lui pour lui chuchoter « je me déshabille ? » et il lui répondit que non, que cette fois, ce serait lui qui serait nu le premier, qu’elle n’avait qu’à prendre son mal en patience et se mettre à la tâche dès que leurs verres de vin seraient vides et la boîte en plastique aussi.

— Vous êtes cruel… dit-elle dans un soupir.

— Pourquoi dites-vous cela ?

— Et égoïste… ajouta-t-elle.

C’était un murmure tout doux, tout simple. Joachim savait combien Blanche attendait ce moment. Pas nécessairement cette histoire de mesures. Non. Qu’ils se retrouvent, qu’ils soient l’un en face de l’autre à se regarder, à se humer, à laisser leurs doigts courir sur leur complice. Cela faisait tout de même plus de deux mois qu’ils ne s’étaient pas mélangés. Cela leur manquait. A elle, surtout.

Il lui avait appris à patienter et même si elle rechignait de temps en temps à le faire, il savait qu’à présent, elle était tout à fait capable d’attendre.

— Maintenant que j’ai rerempli nos verres et que votre Tupperware est vide, annonça Joachim, il est temps de passer aux choses sérieuses… Vous prenez votre petit matériel ?

Elle s’exécuta tandis que lui ôta chemise, pantalon et slip.

— Couchez-vous, dit-elle. Êtes-vous pressé ?

— Faites comme vous en avez l’habitude, Blanche.

— Et vous, ne soyez pas trop à brimer les effets de votre testostérone, lui lança-t-elle de façon un peu arrogante. Sinon, j’exigerai que vous vous occupiez de moi pour que je jouisse la première…

Ils se regardaient, heureux, en se disant qu’une entente pareille était rare et qu’ils avaient à en profiter le plus longtemps possible.

Elle commença par lui caresser le torse sans s’attarder sur ses tétons. Sa main montait et descendait de son ventre à son sexe. Il ne bandait plus. De temps en temps, elle lui déposait un gentil baiser sur la joue, le front, la tempe, les lèvres. Cela dura un moment. Quand il attrapa son menton et l’embrassa profondément, mêlant leurs salives, elle commença d’haleter.

— Je peux vous… sucer ?

— Vous savez combien ça m’excite. Surtout, ne vous gênez pas pour moi…

Elle ne savait jamais très bien s’il aimait gonfler dans sa bouche à elle, si, avant de le faire, il préférait jouer à la petite pierre pour profiter de sa fellation ou si, simplement, il fallait du temps pour que son sexe se réveille vraiment.

Elle commença par serrer la base de la verge de Joachim. Il étouffa un petit « orgh » puis un petit soupir au moment où elle la faisait entrer entre ses lèvres. Le corps de l’homme tremblait un peu. Elle aimait quand il se laissait aller. « Au diable, votre testostérone » pensa-t-elle. « Si vous pouviez juste, une fois, lâcher prise dès le début… ». Elle avait envie de l’entendre marmonner des mots incompréhensibles entre ses dents, elle avait envie de le sentir fragile parce qu’il se serait débarrassé de cette carapace si épaisse. Elle avait envie qu’il lui dise « Vous m’excitez, Blanche. Ma queue a envie de se fourrer dans votre chatte et d’être bien baisée parce que vous savez vous y prendre parfaitement… ». Il lui avait un jour dit qu’elle contribuait au « bien-être de sa queue ». il était comme ça, il parlait comme ça.

Elle joua un long moment avec le gland de Joachim, léchant, suçotant, passant la langue tout autour. Il avait retrouvé une semi-érection. Il fallait cependant qu’il bande vraiment pour que la mesure du diamètre soit exacte.

Elle soupesa les bourses de l’homme, les serra délicatement. Elle se sentait investie d’une mission. Elle devait s’appliquer. La verge de Joachim grossit d’un coup. C’était cette sensation qu’elle aimait, au creux de sa bouche. Pas tant le fait de grandir. Plutôt celui de grossir. Et durcir, bien évidemment.

Éloignant son visage du sexe de son amant, elle lui dit que le moment était venu…

— Continuez de vous masturber pendant que je me munis des instruments, dit-elle d’un ton un peu solennel.

Elle s’empara de sa petite trousse qu’elle déposa entre eux puis, d’un geste triomphal,

— Et si quinze centimètres ne suffisent pas…

Elle sortit une latte en plastique de trente centimètres. Elle riait !

Pris, à son tour, d’un fou-rire, Joachim lui lança qu’il espérait bien, lui aussi, que la première petite latte ne conviendrait pas.

— Même si ce n’est pas la taille qui compte…

— Oui, je sais, dit Blanche : c’est un paramètre que vous souhaitez ajouter à votre profil sur ce site libertin.

Puis, se frappant le menton avec l’index gauche,

— Je me demande quand vous me trouverez ce troisième que nous évoquons régulièrement.

— Taisez-vous donc et mesurez…


***


(Et bien, très cher monsieur, les données à intégrer sur votre profil libertin ne vous intriguent plus. Vous pouvez clairement annoncer 17/12, le premier nombre étant, évidemment, la longueur assez appréciable de votre membre.


Outre le fait que vous soyez rassuré, je vous remercie pour ce moment particulier. Le fait d'être votre partenaire de jeu m'a plu énormément. A quand la prochaine occasion ?)


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