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La fille qui mesure - 1.

Après la pâtisserie, les jeux de Blanche et Joachim se poursuivent...


Il fallait bien être un homme pour avoir envie de connaître la taille et le diamètre de son sexe, pensait-elle. « C’est une donnée utile pour les sites libertins », avait-il affirmé. « Ne soyez pas conciliante » ou quelque chose du genre, avait-il ajouté. Oui, elle comprenait. Elle comprenait que s’il s’était adressé à elle, c’est parce qu’elle était digne de confiance. Ce genre de chose n’avait pas une énorme importance pour elle. Elle préférait une « queue agile » à une « queue aux dimensions conséquentes ». Elle le lui avait dit à plusieurs reprises. Mais lui, il n’en démordait pas. Il comptait sur elle pour être honnête question mesures et il savait qu’elle ne le décevrait pas.


(Je vous fais remarquer, tout de même que, est-ce à vous que j’en ai parlé, je ne sais plus, cher Joachim., je pense que la taille qui me conviendrait, du moins, je l’imagine, ce serait entre 15 et 17 cm en érection. Si c’est à un autre que vous que je l’ai dit, me pardonnez-vous ?).


Après avoir reçu un lien expliquant comment procéder à la chose de la manière la plus pragmatique possible, elle prit connaissance d’autres articles parlant de la manœuvre. Il eut la délicatesse de lui envoyer une photo de son sexe. Elle se dit que, contrairement à ce qu’elle imaginait, il était de taille assez convaincante. Elle en connaissait l’aspect et en appréciait la couleur et la forme, mais n’avait jamais réalisé qu’il fût aussi.. long.


(J’ai juste été un peu étonnée, Joachim., que vous ayez déjà « joué » de cette manière avec une autre. Je pensais être la première… Mais comme vous m’avez dit que vous ne connaissiez pas votre taille, je vous pardonne : j’espère être convaincante en « mesureuse de verge » -surtout la vôtre !)


Se munir d’une latte – une règle serait peut-être douloureuse pour l’usage qu’on lui réservait – et d’un mètre-ruban.  Ne pas oublier quelque chose à grignoter – puisqu’elle lui avait promis un petit sucré. Comment s’habiller ? Elle n’était pas encore fixée. Sa garde-robe renfermait quelques petits trésors qu’elle essayerait dans le courant de la semaine : il restait tout de même dix jours avant leur rendez-vous.


***


— Etes-vous équipée ? furent les seuls mots de Joachim quand il retrouva sa complice.

Elle trouvait souvent un peu étrange la manière dont l’homme s’exprimait : cela avait quelque chose de pompeux et d’un peu désuet. Et puis, lui parler de cela devant un parcmètre, comme ça, de but en blanc. Il l’avait regardée l’attendre sur le trottoir en face de « leur » hôtel. Elle arrivait pratiquement toujours la première. Parfois, il passait devant elle à la recherche d’une place pour se garer en lui faisant un sourire et un petit signe « j’arrive ».

Elle rit, ouvrit son cabas tout grand. Il contenait, outre son soutien-gorge, son smartphone, un livre pour le trajet en train, une trousse qui devait renfermer un mètre ruban et une petite latte.

(Si vous saviez ce que je compte prendre, J., je pense que vous ririez vous aussi !)

(Je vous tais ce que j’ai dans l’idée de porter : vous aurez la surprise.)

Ils se dirigèrent vers le deuxième étage de l’hôtel. Par chance, bonheur, appelez cela comme vous voulez, les mesures seraient prises dans la chambre Eros, celle de leur premier rendez-vous et de la majorité des suivants. Le soleil entrait par la fenêtre entre le premier et le deuxième étage. Bon présage, pensa-t-elle.

— Avant de procéder à quoi que ce soit comme mesure, dit Joachim, je vous sers un verre de vin.

— Et moi, je dépose ce petit en-cas préparé à notre intention, ajouta-t-elle en sortant un Tupperware de son cabas.

Ils étaient à préparer leur petite dînette quand l’homme s’interrompit, bouteille de rouge ouverte dans une main et gobelet dans l’autre.

— Mais, c’est vrai, lança-t-il avec un petit air espiègle, vous ne portez rien sous votre blouse. Laissez-moi vous regarder.

Elle fit mine d’être un peu gênée.

— Restez concentré, dit-elle sur un ton de reproche : vous allez renverser…

Joachim avait toujours la bouteille et le verre en main mais il ne les regardait plus. Il fixait les seins de sa maîtresse obstinément. Leur ballotement faisait gentiment bouger la blouse en dentelle un peu transparente. Oui, il avait remarqué la lingerie dans le cabas qu’elle avait ouvert dans la rue. Mais il était tellement préoccupé par cette histoire de mesures qu’il ne l’avait pas vraiment observée, elle.

(Vous dire ce que je compte porter me démange et j’espère que vous aimerez mais… soyons raisonnables, mon ami !)

Tranquillement, il posa le gobelet sable sur la petite table de nuit de son côté, saisit le gobelet bleu, le remplit et le lui tendit.

— A présent, continua-t-il, que je vous regarde mieux.

Elle se sentait frétiller. Elle savait que jamais il ne se jetterait sur elle. Elle le regrettait un peu. C’est toujours délicieux de remarquer les yeux concupiscents d’un homme avec qui vous aimez baiser vous observer de manière inquisitrice. Et quand après vous avoir maté, il est rapide à la détente : quel pied ! Non, Joachim était trop « bien élevé » pour lui sauter dessus.

La bouteille était à présent sur la table près des deux petits fauteuils.

— Déposez cette boîte et mettez-vous devant le miroir, voulez-vous ? proposa-t-il.

Ravie d’être enfin l’objet de l’attention de l’homme, elle s’exécuta.

Il se mit derrière elle, tout contre. « Jolie érection » pensa-t-elle. Il lui empoigna le sein droit. Et sans hésiter, dirigea son autre main vers l’entrejambe de Blanche.


à suivre...



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