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Intime, vous avez dit intime. - 2.

Bouche, lèvres, langue…

Côte à côte, nous nous réapprivoisons. Notre chaleur, notre odeur, la peau de nos mains, de notre visage. C’est très agréable de se retrouver en terrain connu mais pas complètement (connu).

Nous devisons tranquillement. Nous aimons cette espèce de passion qui nous anime, toute contenue mais très présente tout de même : elle imprègne nos mots, nos gestes.

Voilà, nous sommes arrivés à Namur. Vous connaissez le trajet jusqu’aux Tanneurs et c’est à nouveau la main dans la main que nous nous mettons en route. Accueil de l’hôtel. Vous allez déposer votre sac de voyage dans la chambre 303 ! Je vous attends en bas. Cette fois, nous passerons deux nuits entières dans cet endroit luxueux. Je suis heureuse : j’anticipe nos ébats, votre douceur, votre langue, là…

Nous avons faim : c’est vrai, il est presque 13h et nous n’avons rien mangé depuis le matin. Moi, j’étais si énervée que je n’ai rien pu avaler d’autre qu’une tasse de thé.

Le « Pâtanthrope », je vous y emmène. C’est un restaurant du vieux Namur. Il y a des formules lunch avec vins tout à fait parfaites et on peut manger dehors. Finalement, je n’ai pas peur que nous soyons surpris… Une amie y assure le service de table mais elle travaille le soir. Nous risquons peu de la voir. Et si d’autres gens me « reconnaissent », ils ne penseront jamais que ma situation est ambiguë. Ils me considèrent comme une personne raisonnable, sage. C’est d’ailleurs de cette manière que nous allons nous comporter : raisonnablement et sagement. Un endroit public ne se prête pas à des attouchements délurés et nous en sommes bien conscients.

Nous nous installons donc à l’extérieur du petit restaurant et jetons un coup d’œil à la carte. Je vois vos yeux briller. Le steak vous tente, ainsi que l’assiette de fromages. Et pour moi, le carpaccio de bœuf avec des pluches de foie gras et la glace aux cuberdons. Nous allons nous régaler, je le sais. Bien sûr, vin à volonté et cafés. Le dîner se passe le mieux du monde. Il y a peu de passage sur la place où est située le restaurant. Nous sommes l’un en face de l’autre. De temps en temps, sous la table, nos genoux se touchent. Chaque fois que cela arrive, je ne sais pas si c’est volontaire ou non, un grand battement de cœur. C’est délicieux. L’excitation commence de monter. Le vin nous rend joyeux et un peu volubiles. Nos mains ne quittent pas nos couverts, sagement.

Nous nous sommes tus. Vous regardez la cuillère à glace qui, chargée de framboises s’introduit entre mes lèvres. Je me régale. J’aime le goût des fruits et le croquant de ces petits macarons qui sont là, juste pour « décorer ». Je savoure. Vous vous dites que bientôt, c’est vous qui allez me savourer. Vous imaginez …mes lèvres, celles du bas, mouillées, brillantes. Elles n’ont pas la même couleur que mon gloss et sont plus lisses, aussi, charnues et douces. De temps en temps, ma langue fait un petit passage aux commissures de mes lèvres… Vous semblez hypnotisé et quand je m’en aperçois, je ne me prive pas, bien sûr, de vous offrir le spectacle.

Bouche, lèvres, langue, autant de douceurs à prodiguer, de saveurs à déguster. Je compte sur vous pour que nous nous régalions ! Imaginer VOTRE langue contre mon intimité et la mienne vous prodiguant des caresses très gourmandes…

Il est presque 14h30. L’ouverture du festival a lieu à 17h. Cela nous laisse le temps de…

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