top of page
  • Photo du rédacteurBleue

Intime, vous avez dit intime. - 1.

Retrouvailles

Il est, à Namur, un mini- festival organisé fin août, début septembre. On en est à la 5è édition. Il ne s’agit pas, à proprement parler, de théâtre. Mais comme je sais que vous aimez les beaux mots, les lectures à fleur de peau, les émotions procurées par les voix un peu graves, souples et sensuelles… je me dis que cet événement mériterait peut- être votre passage ici.

Ce festival, c’est un panaché de textes, une variété d’acteurs, et, à coup sûr un régal pour les oreilles et l’esprit. Et de plus, cela se passe à quelques pas des Tanneurs.

Sans hésiter, je réserve « notre » chambre 303 pour deux nuits. Mon mari a sa défense de mémoire à préparer et il s’est exilé. Je préfère ne pas froisser les draps du lit conjugal avec vous durant son absence mais vous serai toute disponible durant ce WE.

J’ai pris deux Pass, aussi, pour l’événement. Nous aurons tout le loisir d’assister ou non à plusieurs lectures, nous pourrons nous promener, aussi, aller prendre un verre en terrasse. Le fait de ne pas nous permettre de nous toucher exacerbera certainement l’envie de nous retrouver « intimement » ensuite.

Je suis déjà très heureuse d’envisager ces deux nuits contre vous…



Je suis venue vous chercher à la gare de Bruxelles Midi. Je voudrais profiter de chaque minute de votre présence. Je vous ai retrouvé, vêtu comme je l’aime, de manière classe mais pas guindée. Nous nous sommes souri, de loin, nos visages s’éclairant de plus en plus au fur et à mesure que nous nous approchions l’un de l’autre. Et quand nous avons été assez proches, nous nous sommes serrés dans les bras. Nous étions si heureux de nous retrouver enfin l’un contre l’autre. Je pleurais de joie et vous essuyiez chacune de mes larmes avec un baiser.

— Ça va s’arrêter, je vous le promets. C’est juste… l’émotion qui est trop…. Rhooo, comme je suis désolée du spectacle que je vous offre. Avez- vous fait bon voyage ?

— Ma délicieuse petite Bleue… Mais oui, bien sûr… Arrêtez donc de sangloter et allons chercher le train pour Namur. »

Vos mots sont toujours apaisants, votre force tranquille, votre assurance….

Vous me prenez par la main. De l’autre, vous n’avez pas lâché votre petit sac de voyage en cuir. « j’ai quelque chose pour vous… mais ce sera pour plus tard. »

Gentiment, nous prenons place dans un compartiment première classe. Il est encore un peu tôt pour que notre intimité soit trop flagrante. Je voudrais vous montrer le programme de ce festival dont je vous ai parlé. Des conférences, une expo photo, des lectures dans la grande salle (la scène principale) et dans le studio, des concerts, même. Et puis, on n’est pas obligés d’aller à tout. Ce sont juste des propositions. Mais je vois dans vos yeux que vous êtes à la fois intrigué, amusé et charmé. J’ai été bien inspirée de vous inviter à ce moment- ci de l’année.

Insensiblement, pour vous montrer le petit prospectus avec le déroulement des manifestations, je me suis approchée de vous. Le trouble de cette proximité est tellement palpable. Vous avez entouré mes épaules de votre bras gauche et me tenez, un peu serrée contre vous. Votre bouche est dans mes cheveux, vous humez mon parfum Pleasure… Je n’en ai pourtant déposé qu’une goutte derrière chacune de mes oreilles, mais vous y êtes très sensible. Un peu aussi sur le poignet et plus généreusement, dans mon décolleté.

Oh, je me rends compte que je n’ai pas parlé de ma tenue. Je l’ai choisie exprès pour vous. Je connais votre goût pour les robes, cintrée à la taille, un peu plus évasée dessous, pas trop courte et dessinant la courbe de ma poitrine. Celle que je porte aujourd’hui est bleue et écrue. Il y a un petit détail uni en espèce de cuir, juste au niveau des seins dont on voit la… réunion, par la découpe. Vous semblez apprécier. Dessus, je porte un gilet bleu, très fluide, un peu transparent. C’est juste pour compléter la tenue, rien d’extraordinaire, mais cela allonge un peu la silhouette. Je me sens jolie comme un cœur et j’ai l’impression que vous aussi, parce que depuis que nous nous sommes retrouvés, vous avez jeté pas mal de regards à mon décolleté. Vous savez que je dois encore « apprivoiser mes seins » mais vous comptez bien m’y aider de votre mieux. Je sais combien vous aimez les chérir et j’anticipe le moment où vous gâterez le gauche autant que le droit, avec gourmandise et délicatesse.

39 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Cet automne...

Sitôt entrée, j’ôtais mes habits comme s’ils me brûlaient, enfilais une chemise de nuit, me jetais sur mon lit et ouvrais mon livre.

bottom of page