En bas de l'échelle (3) - au château
- Rio Kurtz
- il y a 9 heures
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Marie-Florence, la majordome, était venue annoncer au Marquis que deux jeunes gens s'étaient présentés à l'entrée.
Celui-ci, interrompu, se retira de sa belle Marquise. Il était encore en pleine érection. Inassouvi.
- Que veulent-ils ?
- Ils souhaiteraient obtenir la permission de planter leur tente pour la nuit.
- Eh bien, il ne sera pas dit que notre sens de l'hospitalité nous aura fait défaut, qu'en pensez-vous chère Donatienne ?
- Après les cerises, ils goûteront bien à notre Bourgogne, répondit-elle en souriant.
Il ordonna :
- Faites-les entrer Marie-Florence. Et apportez de quoi nous désaltérer... Bourgogne aligoté et quelques mignardises feront l'affaire.
Il se tenait toujours debout, sexe bandé, offert à la vue réjouie des deux femmes.
La Marquise savait déjà ce que son époux allait dire, elle le connaissait bien.
- Ils attendront, dit-elle.
Puis ajouta :
- Sucez le Marquis, cela le mettra dans de bonnes dispositions.
- Décidément, vous lisez dans mes pensées, murmura celui-ci.
- Et vous dans les miennes, répondit la noble femme en s'agenouillant auprès de la majordome. Elle qui avait déjà la queue dans la bouche, la libéra. La Marquise la goba. Les deux femmes mirent tout leur cœur à rendre hommage à ce sexe devenu monumental.
L'une suçait, l'autre léchait...
Le gland du Marquis passait d'une bouche à l'autre... Ses bourses, d'une langue à l'autre...
Les lèvres se rejoignaient au sommet de la douce couronne après avoir suivi la hampe noueuse... Elles s'attardaient sur le frein en y mêlant leurs langues agiles, expertes...
Le noble aristocrate ne tarda pas à jouir dans la bouche de sa belle épouse... La majordome avait laissé la place à sa maîtresse, comme l'avait signifié son maître en saisissant les cheveux noirs de la Marquise. Elle se concentra sur les bourses gonflées... La douce Donatienne, lèvres serrées, reçut la semence abondante sous les spasmes libérateurs du plaisir enfin assouvi de l'homme.
Un temps plus tard, Tom et Lola entrèrent.
Ils ne savaient pas trop quel comportement adopter. Ils s'avancèrent à petits pas. Impressionnés par l'ambiance feutrée que donnait l'éclairage ambré de la pièce.
- Allons, approchez, ne soyez pas timides, dit le Marquis d'un ton qui se voulait accueillant.
Lola, le sourire aux lèvres et en tirant sur sa courte jupe, fit une révérence digne d'un film de cape et d'épée.
- Je m'appelle Lola.
- Et moi Tom.
Il tenta un baise-main maladroit auprès de la Marquise qui se prit à sourire.
- Cessez vos simagrées, dit-elle, et prenez place.
À peine étaient-ils assis que la majordome apporta un plateau où trônait une bouteille de vin blanc et quatre verres ainsi que quelques toasts garnis de caviar.
Le Marquis goûta le vin et d'un clignement d'yeux, donna son assentiment.
- Portons un toast, dit la Marquise, levons nos verres à l'amour des cerises...
- Aux fruits de l'amour !...
Les deux jeunes gens, un peu gênés, restaient silencieux. Ils appréciaient le délicieux breuvage qui leur était offert.
La Marquise les observait... Le jeune homme lui plaisait. Elle se demandait si ce jeune coq n'avait pas besoin d'être soulagé... Elle apprécierait de le constater in vivo...
Lola avait remarqué les regards explicites de la belle aristocrate envers son ami. Cela l'amusait, mais elle pensait : " Qu'est-ce qu'elle s'imagine ? Cette noble salope se taperait bien mon beau Tom. Ces deux-là en sont encore au droit de cuissage... Je crois qu'on va bien s'amuser."

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