Chaque pomme est une fleur qui a connu l'amour - 9.2 Greg
- Bleue

- 27 avr.
- 4 min de lecture
Ils n’avaient pas encore fini de souper. Cependant, il se leva, la rejoignit, se pencha vers elle et l’embrassa. Leurs lèvres avaient un petit goût de vin et de citronnelle… Sagement, il retourna à sa place, s’assit sans rien dire et…
— On ne va pas prendre de dessert, tu veux ?
Il l’observa, intrigué. Elle continua.
— Non, pas de dessert, ni de café. Juste le pousse. À mon avis, ce sera un amaretto… Et puis, on ira ailleurs.
— Peu importe où ?
— Du moment qu’on peut se regarder et se frotter l’un à l’autre… Qu’est-ce que tu en penses ?
— OK, ça roule…
Et c’est de cette manière que les choses commencèrent vraiment…
Elle
Comme il me plait…
Oui, les choses ont démarré de manière très gentille, très respectueuse. Je n’avais aucune idée de la raison de ce calme : avait-il peur de moi ? Se souvenait-il du fait que j’avais clairement dit ne pas vouloir me précipiter ? était-il lui-même prudent ?
Notre souper a été écourté : pas de dessert, ni de café ou de thé.
Il a demandé l’addition, est allé la régler avec le bancontact, m’a remis ma veste sur le dos en laissant traîner la main tendrement dans le creux juste au-dessus des fesses. Je n’allais plus pouvoir tenir bien longtemps, j’en étais certaine. Il fallait que ça se passe vite. Nous étions à peine sortis de l’endroit que nous nous sommes embrassé passionnément. C’était étrange… Il y avait des lustres que je ne m’étais pas sentie aussi morte de faim. Il était presque vingt-deux heures et j’avais dit à mon mari que je rentrerais sans doute vers vingt-trois. Je lui téléphonai pour lui demander la permission de minuit. « Tu vois, on n’est pas à Namur et le temps de terminer de souper et puis de revenir… ». « On te reconduit, j’espère ? » articula-t-il d’une voix ensommeillée. « Oui oui, le frère de ma copine fera un crochet par la maison », inventai-je… Ça, c’était pour le cas où il aurait l’idée de sortir de notre chez-nous à mon arrivée…
— Voilà… dis-je, très contente de la manière dont j’avais pu m’arranger pour avoir une bonne heure de rabe.
— On a combien de temps, alors ? cligna mon complice.
— Attends, je calcule… Un petit quart d’heure jusque chez moi, au retour. T’as un plan pour… ?
J’avais laissé la phrase en suspens. Je ne savais pas ce qu’il avait en tête réellement. Je me disais que son histoire de préliminaires était bien tentante, mais était-ce vraiment ce qu’il souhaitait ?
— Bien sûr que j’ai un plan. C’est d’ailleurs à moins d’un quart d’heure d’ici.
— Alors, je reprends mes calculs. On va compter une petite demi-heure pour les trajets…
Il m’interrompit
— Oui, je pense que c’est bon…
— Et puis, le temps de prendre une douche ou de se rafraîchir, on va dire une demi-heure de plus.
— Il nous reste une heure… Wahouuuuu…
On rit. On était heureux. Tout semblait si simple… Se sentir en connexion de cette manière, c’était parfait.
Et puis, je passe les détails, mais… la suite était parfaite aussi.
Cet homme est vraiment galant. Quoique je pense que la galanterie n’a rien à voir dans l’histoire. Il m’a déshabillée sans prendre beaucoup de précautions. J’ai juste défait la tirette de ma jupe et les agrafes de mon soutien-gorge. Il s’est chargé du reste avec détermination. Ses doigts couraient contre mes flancs. Ah oui, j’oubliais. J’ai aussi retiré mes collants.
Pendant que je les faisais descendre, il passait les paumes de ses mains sur l’intérieur de mes cuisses. Il écartait à peine mes jambes. C’était très agréable. Je me suis retrouvée nue plus vite qu’il ne le faut pour le dire. Il s’est couché à côté de moi, toujours habillé. Moi, j’avais bien envie qu’il soit nu aussi. J’avais envie le regarder, encore le regarder. J’aime ça, repérer les signes d’excitation d’un homme. Mais s’il voulait garder ce sous-vêtement qui couvrait son bas-ventre… j’étais d’accord, bien sûr. D’ailleurs, c’est ce je lui ai dit. Il a souri. Les boutons de sa chemise étaient défaits, dessous, il portait un T-shirt écru. Son jeans semblait serré à l’entrejambe.
— Tu peux te mettre plus à l’aise… Oui ? lui demandai-je.
Son visage s’est éclairé et il me répondit qu’il le faisait immédiatement, que j’aurais enfin l’occasion de voir combien il bandait…
— Oui, t’es chaud, je le sais… Je peux m’occuper de toi ?
— On va le faire chacun à notre tour, si t’es d’accord…
Bien sûr que je l’étais. Et on a alterné. Mes doigts le masturbant, les siens me pénétrant. Ma bouche le gobant, la sienne me mordillant un sein et puis l’autre. Lui glissant en moi et moi me serrant autour de son sexe. Lui me léchant à nouveau et moi pareil… On a joui et joui encore et je me sentais enfin repue.
Il a bien fallu qu’on aille prendre une douche après tous ces ébats. On laissa couler l’eau sur nos corps toujours ardents et quelques minutes plus tard, après plusieurs étreintes, on se sécha l’un l’autre, histoire d’encore pouvoir éprouver cette chaleur qui nous brûlait autant dedans que dehors. Je jetai un coup d’œil à ma montre : il était presque vingt-trois heures trente. Il était réellement temps de nous remettre en route…
Le trajet jusque chez moi me parut très court. J’avais envie de l’embrasser à chaque tournant… Et lui, il avait toujours les yeux brillants.
— Alors, ce souper ? me demanda mon mari quand je me retrouvai dans le salon…
— Et bien, c’était chouette, vraiment chouette… D’ailleurs, on a convenu de se refaire une petite sortie dans peu de temps. Ma copine me dira quand elle est dispo. C’est OK ?
Un sourire coquin qu’il ne remarqua pas parce qu’il n’était pas bien réveillé flottait sur mon visage. Je me sentais bien. S’il n’avait pas été aussi endormi, j’aurais bien remis le couvert…

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