top of page

Ambre - 1.

Avec Ambre tout a été facile. Elle m’a plu immédiatement. Chic, la vingtaine, les cheveux châtain clair, des yeux d’un bleu irréel et profond, La jeune femme lisait assise sur un banc dans le jardin du Palais-Royal à Paris lorsque nous nous sommes rencontrés. Vêtue d’une veste mi-courte en daim marron clair et d’un pantalon noir moulant ses longues jambes, le cou ceint d’une chaude écharpe aux couleurs vives panachées, elle semblait très à son aise, plongée dans ses lectures. Immédiatement, j’éprouvais un impérieux besoin de la séduire.


– Je peux m’asseoir à côté de vous ?


Elle leva les yeux, intensément belle, l’air d’abord sérieux, puis finit par me répondre en souriant franchement.


– Oui bien sûr, je vous en prie.


Au final, après avoir bavardé plusieurs heures, nous ne nous étions quittés qu’en fin d’après-midi, pour se retrouver le soir même à vingt-et-une heures dans un bar pour boire un verre. Premiers baisers, quelques caresses, mais j’avais fort à faire le lendemain et n’avais guère pu prolonger la soirée.


Deux jours plus tard, j’invite Ambre à dîner chez moi. Vers dix-neuf heures, la jeune femme sonne enfin. Elle est resplendissante, apprêtée, porte une robe recherchée en v couleur bronze clair, largement échancrée, seyant à sa fabuleuse silhouette longiligne. Les étroites bretelles du vêtement me laissent contempler la blancheur sensuelle de ses fines épaules. Ses longues jambes fuselées sont à tomber, les pieds élégamment enchâssés dans des chaussures de créateur à haut talon haut, dont le jeu complexe des lanières autour des chevilles invite à s’émerveiller.


La jeune femme est souriante mais joue avec ses mains, un peu troublée. Elle m’apparaît frêle, délicate, tout en finesse. Tranchant la nudité de son bras, elle porte au poignet droit un large bracelet d’argent orné d’une majestueuse turquoise cheyenne. Je ne résiste pas plus longtemps et l’embrasse. Sur les lèvres directement, pas d’ambiguïté. Nous nous connaissons à peine, mais déjà elle m’a manqué. Sa réaction est immédiate, la douce me serre de suite contre elle, me retient un instant. Je suis surpris. La tête collée contre mon torse, elle murmure d’une voix rapide :


– J’ai peur de me tromper, on ne se connaît pas assez, ça va peut-être trop vite… mais tu me plais tellement…


Je la serre fort en retour, enchanté par sa déclaration. Ambre laisse tomber son sac griffé en cuir clair sur le parquet patiné et je la saisis par les cuisses pour la soulever. Contact de la peau veloutée de ses cuisses avec mes mains. Ses cheveux fins parfumés me couvrent le visage pendant qu’elle m’embrasse passionnément. Mes bras se glissent maintenant sous ses cuisses, sous ses fesses, pour la porter. Elle ne pèse rien. Heureux de retrouver sa chaleur, son odeur. Nos bouches sont toujours collées quand je la dépose sur l’épaisse plaque de verre de la table du salon, soutenue par quatre imposantes tôles cintrées couleur chrome, soudées en un même ensemble.


Ambre ne ralentit pas. Sa langue impérieuse se faufile dans ma bouche, ses mains caressent mes joues. Ses jambes m’enserrent, me serrent. Elle se rapproche, se colle à mon pantalon, perçoit ma vive érection qui ne semble pas l’effrayer. Au contraire, je perçois le contact de son pubis qui se frotte à moi à travers le fin tissu de sa robe. Je réagis, l’embrasse avec avidité, lui baise les joues, la mords un peu. Son parfum flotte, enivrant, mandarine, fleur d’oranger, jeune, tonique et élégant. Mes mains passent à travers ses cheveux, saisissent sa tête. Je la pousse à m’embrasser plus fort. Entre ça et les morsures elle me regarde surprise, un peu choquée. Je veux qu’elle n’hésite pas, qu’elle s’approprie mon corps comme je compte conquérir le sien.


Ambre se ressaisit, serre davantage ses jambes et glisse les mains sous mon tee-shirt, à la recherche de ma peau. Je frémis quand elle tâte bientôt mes flancs, mes abdos, mes pectoraux. Ses doigts vont de muscle en muscle, semblent un peu perdus. J’enlève le vêtement pour lui faciliter l’abord. À la vue de mon buste, aux différents muscles parfaitement dessinés, elle reste quelques secondes bouche bée, ébahie, comme soufflée. Je profite des quelques secondes ainsi suspendues pour caresser d’un doigt ses belles lèvres entrouvertes, fines et douces, légèrement humectées. Je l’imagine me sucer la queue avec le même regard étonné. La jeune femme se reprend et ses mains disparaissent bientôt dans son dos, dézippent d’un geste sûr une fermeture-éclair. J’écarte les pans de sa robe qui révèlent un soutien-gorge élégant, brodé, en dentelle. Sa peau ainsi mise à nu de ses épaules à son ventre me captive. J’ai grand-peine à maîtriser mon excitation. D’un mot déposé à l’oreille, j’invite Ambre à se défaire de son soutien-gorge. Tout en rougissant, son regard plongé dans le mien, elle s’exécute néanmoins et je l’aide à faire tomber le sous-vêtement. Grisé, je me délecte un instant du tableau de son opulente poitrine ronde, ferme et rebondie, ornée de gracieux et sensuelles mamelons roses. Tandis que je les agrippe bientôt, les embrasse et les suce, Ambre soupire d’aise, perd ses mains dans mes cheveux touffus, me caresse la nuque pendant que je me régale et profite d’elle. La tête collée à sa poitrine, je m’enivre du parfum mûri sur sa peau qu’elle a – je le devine – laissé couler, en prévision, au creux de ses seins.


Mon érection est intense, puissante. Envie furieuse de la baiser, immédiatement. Pour ne pas succomber, je propose :


– On bouge ?


Et, un grand sourire aux lèvres, sans attendre sa réponse, je l’emporte de nouveau par les cuisses, pour la déposer dans le massif canapé en cuir pleine fleur, en forme de L trônant au milieu du salon.


59 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

À suivre... ou pas.... - 2

— On se reverra bientôt ? Ils étaient tous deux enlacés. Deux corps qui se sont retrouvés, reconnus. Deux âmes. Il ne répondit pas. Il ne savait pas... ou plutôt, contrairement à Socrate, il ne savait

Perles...

Son collier de cuir noir, signe de sa dévotion, lui allait à merveille.

Cet automne...

Sitôt entrée, j’ôtais mes habits comme s’ils me brûlaient, enfilais une chemise de nuit, me jetais sur mon lit et ouvrais mon livre.

Comentários


bottom of page