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Sous le regard de Neptune

Rose-Marie était assise en face de lui. Ils avaient fini de dîner et le restaurant se vidait lentement.

Ils avaient parlé, ils avaient ri aussi. Il l'avait écoutée, regardée.

Elle se sentait bien avec lui, en confiance.

"Elle est belle" pensait-il.

Ses bras nus se détachaient avec lenteur sur le noir de sa robe serrée. Elle était élégante aussi dans ses gestes. Ses cheveux noirs et relevés en chignon dégageaient son visage souriant, son regard vif. Son cou et ses épaules nues soulignaient l'anneau discret qu'elle portait toujours en pendentif, annonçant la naissance de ses seins.

Lui était convaincu que sa lingerie était rouge.


Tout au long du repas, légèreté et regards complices furent aussi du menu.

Ils avaient bu un délicieux vin rouge des Pouilles : le Don Carmelo, qui n'attendit pas le dessert pour servir de prétexte à délier leurs langues de façon prévisible:

- J'ai envie de toi...

Ils avaient parlé en même temps.

Rose-Marie sourit, passa malicieusement la pointe de sa langue sur ses lèvres rouges et avec un regard complice, se penchant vers lui :

- De tes baisers... de tes caresses sous ma robe... sur mes seins... mes fesses... de ta queue dans ma bouche... dans ma...

Il avait envie d'elle, de ses baisers, de ses mains sur son corps, ses seins, ses lèvres, il avait envie de poser sa bouche sur sa peau nue.

- Je banderai... tes yeux, annonça-t-il doucement, et je t'attacherai. Tu m'attendras, mouillée de désir...


***


En passant par la "Fontana di Trevi" et après y avoir jeté une pièce de plus par-dessus leurs épaules sous le regard de Neptune dominant les flots, ils avaient regagné leur hôtel situé à deux pas.

La chambre était peu éclairée.

Soumise, Rose-Marie attendait.

Il avait noué un foulard de soie sur ses yeux et ôté sa robe avant d'attacher l'un à l'autre ses poignets.

Elle était flamboyante dans la lumière tamisée. Ses dessous, qui s'étaient révélés rouges, la rendaient encore plus désirable. Ses bas noirs ajoutaient au désir affolant qu'elle suscitait. De son corps émanait un parfum provocant, légèrement poivré, mélange de douceur-sauvage qui décuplait l'érotisme de leurs sens.


Il se faisait violence pour ne pas céder à la tentation de ses seins, de sa peau, de son infinie douceur. Il se retenait de plaquer sa main entre ses cuisses, d'écarter le tissu écarlate et fouiller la chatte humide qui à coup sûr se réjouirait de s'ouvrir à ses caresses.

Rose-Marie se tenait debout face à lui. Elle jouait de ses charmes, écartait un peu plus ses jambes gainées de noir, cambrée sur ses escarpins rouges à talons hauts. Ses mains réunies devant son sexe ne tardèrent pas à se glisser sous la soie vivement colorée. Elle voulait qu'il la désire violemment, passait lascivement ses doigts sur son sexe, ses doigts qu'elle tendait à la bouche de son amant complice, ses doigts qu'il léchait comme prémices à caresses plus précises.


Il libéra les magnifiques seins ronds dont les tétons durcis pointaient sous la fine dentelle qui les ornait et s'allongea sur le lit.

Il savait qu'elle était prête à s'offrir, se soumettre.

Il savait qu'elle était prête à se perdre en délices et voluptés.

Il voulait savourer cet instant d'éternité et s'y perdre avec elle, en elle.

Elle était debout au pied du lit et attendait.

Offerte, soumise. Impatiente. Et mouillée.


Il se leva, passa derrière elle, approcha sa bouche de son oreille et lui chuchota quelques paroles du poète chilien qu'elle affectionnait :


"Tu es au crépuscule un nuage dans mon ciel,

Ta forme, ta couleur sont comme je les veux.

Tu es mienne, tu es mienne, ma femme à la lèvre douce.

Et mon songe infini s'établit dans ta vie."


Leurs coeurs battaient fort.


Sans ménagement, il la fit se courber vers l'avant.

Elle se laissait faire.

Elle aimait sa douce-brutalité, elle aimait être prise avec fermeté, se sentir possédée, se donner plus nue que nue, avec indécence, libre de jouer de ses limites. Femme-fauve.


Il la prit avec fougue et s'enfonça d'un seul coup de reins dans la chatte ruisselante de Rose-Marie. Il glissa en elle profondément et entama une cavalcade à la hussarde, accroché solidement à ses hanches tout en ouvrant son cul sublime, claquant chaque fesse d'une main généreuse, les écartant pour titiller le petit trou épanoui et offert.

Ce cul sublime qu'il ramenait vers lui et qui venait à la rencontre de son bassin à chaque assaut de son sexe conquérant d'une chatte pleinement ouverte, voluptueuse.

Homme-fauve.


Ils étaient tous deux la proie l'un de l'autre... Corps et âmes... Ils vibraient ensemble, indomptables et heureux.

Rose-Marie, plus belle qu'un poème-déshabillé, gémissait, passait du râle à des sons mélodieux qui n'appartenaient qu'à elle. Halètements, cris à moitié étouffés, coups de reins puissants. Leurs sexes en fusion étaient proches de l'orgasme.

Ils s'aimaient à outrance, comme si c'était la dernière fois...


Il se retira avant qu'ils ne jouissent. Ils s'étendirent sur le dos, reprenant leur souffle en silence.


- J'ai envie de ta bouche, murmura-t-il.

Et il se leva, l'aida à s'asseoir sur le bord du lit, face à lui, rajusta le foulard sur ses yeux. Elle avait toujours les poignets liés.

Il caressa tendrement son visage, attrapa doucement ses cheveux et orienta sa bouche vers sa queue dressée. C'est avec avidité qu'elle l'engloutit entièrement, la gardant d'emblée au fond de sa gorge jusqu'à manquer de souffle. La recrachant pour mieux la sucer, langoureusement, avec dévouement, accordant ses mouvements au rythme qui lui était imposé et qu'elle avait fait sien, la libérant pour jouer de sa langue sur les bourses qui s'engouffraient dans sa bouche.


Il promenait ses mains sur son visage, sur son cou, descendait jusqu'à ses seins qu'il adorait caresser, pinçait délicatement chaque téton, dessinait chaque aréole, empoignait chaque fruit avec passion, puis saisissait ses cheveux et faisait l'amour à sa bouche.


Après plusieurs minutes, il la souleva pour l'étendre doucement sur le lit, détacha ses poignets et les lia aussitôt aux chevilles de la belle soumise.


Elle était attirante, perdue dans son envie de tendresse, de douceur, et celle en tous points excitante, conforme à ses attentes, d'être délicieusement malmenée, se montrant d'une pudeur-impudique totale et fascinante.

Ces moments parfaits la remplissaient d'émotions nouvelles.


Cuisses ouvertes, genoux relevés, chatte et cul impatients d'accueillir la langue indocile et gourmande de l'amant assoiffé.

Il adorait lécher son infinie douceur, mêler sa bouche à ses lèvres intimes. Goûter la liqueur de son sexe trempé, gober son clitoris gonflé de plaisir, le lécher délicatement, longuement, s'enivrer de gémissements. Sentir sur ses lèvres chaque vibration, chaque onde de plaisir se mélanger à ses caresses. Parcourir son corps de ses mains. Empoigner encore ses seins, accompagner leur danse follement sensuelle. L'assaillir de sa queue qui sans faiblir la pénétrait à nouveau et regarder son visage lumineux, ses yeux qui se ferment, qui s'ouvrent, sa bouche qui se tord, qui sourit, qui s'ouvre pour crier...

Elle va jouir... Elle va crier... Elle va donner vie à ses émotions les plus fortes...

Il va jouir... Il va crier... Il va donner vie à ses émotions les plus fortes...



C'est aussi leurs âmes qui se sont aimées...

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