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Tes mains - 1.

Les mains, les doigts: ce qu'ils provoquent. Tout un programme.

Ce soir, tu passes me prendre.

Il fait nuit et il fait froid, je ne tarde pas à m’engouffrer dans l’habitacle de ta voiture. À peine la portière fermée, la chaleur ambiante m’enveloppe et me fait quitter mon manteau. Un manteau mi-long en drap de laine mauve, coupe cintrée, ceinturée. Je le quitte et le pose sur mes genoux, avant d’attacher ma ceinture.

Dans un sourire, tu me débarrasses. Je sens la laine caresser et découvrir mes cuisses, sous tes yeux impatients. Maintenant, elles sont seulement couvertes un nylon chair et habillées d’une jupe crayon en cuir noir, fendue entre mes cuisses. La jupe colle mes jambes, mes hanches et s’arrête en haut de ma taille, ceinturée d’une large bande de cuir assorti. Plus haut, tu devines la douceur de cette maille en mohair, beige et poudrée qui caresse et épouse le grain de ma peau jusqu’à la base de mon cou. Je ne porte aucun bijou, mes cheveux sont négligemment relevés et découvrent ma nuque. Je suis très peu maquillée. Je suis vêtue et pourtant on dirait que je suis nue, le ton sur ton me déshabille.

Tu déposes mon manteau sur le siège arrière et jette à nouveau un coup d’œil sur mes cuisses que tu viens de dévêtir. Ta voix :

-- Ça va ? Tu n’as pas attendu trop longtemps ?

Je te découvre et te retrouve. Je n’ai très souvent de toi que ton image, les envies que tu écris, ou le son de ta voix. Cela fait quelques temps que nous ne nous sommes pas vus. Tu es toujours habillé d’un costume sobre et élégant, comme j’aime. Je ne t’ai jamais vu vêtu autrement qu’en costume. Sinon, tu es nu.

Le dessin de tes cuisses s’esquisse sous ton pantalon, au gré du jeu de tes pieds sur les pédales. Tu reprends la route. Seules les lueurs qui éclairent la chaussée, illuminent par flashes ton profil. Ta respiration est ample, tranquille et ne transparaît pas sous ta chemise pourtant légère. On entend seulement le bruit du moteur que tu actives. J’aime observer le jeu discret de tes muscles, y compris ceux qui contractent et agitent tes mains. Tes mains….

Tes mains, là, restent sages…. La boite automatique ne donne aucun prétexte à tes paumes pour quitter le volant, j’aime comme elles le caressent. Tes mains, je les veux sur moi, sur le cuir de ma jupe, dessous…

Tes doigts enserrent et se dissimulent derrière le cercle de cuir. Je suis si près de toi, que tu pourrais deviner mes envies…. Mon regard colle à ta peau, ma respiration s’accorde instinctivement à ton souffle pourtant discret, la tonalité de ma voix épouse la tienne… Je songe à nos cris lorsqu’ils éclatent et disent presque toute ta jouissance. Le bourdonnement du moteur, les vibrations de la route me bercent, je me laisse aller davantage sur mon siège et songe un peu plus…

Tes mains, je les aime car je les connais lorsqu’elles serrent mon cou, étreignent mes poignets, ma bouche. Je sais comment tes doigts peuvent s’immiscer en moi, m’intimer l’ordre silencieux de me taire, m’effleurer, me presser… tes mains, elles me tirent, me hissent, me tiennent, me parcourent, me soulèvent, me caressent, me contiennent… tu ne le sais peut-être pas mais tes mains peuvent tout sur moi.

Je m’amuse de parvenir à converser si nonchalamment avec toi, tout en suivant le fil érotique de mes pensées. Tout en t’écoutant, en prenant de tes nouvelles, je caresse ta nuque…. je te frôle, j’ai envie de te faire frissonner, d’électriser tes pensées. Je ne me lasse pas de caresser ton cou depuis sa base jusqu’à la racine de tes cheveux… je te fixe, toi et ta bouche que je veux voir tressaillir. Presque dans un murmure :

-- J’ai très envie de toi… de tes mains… j’ai très envie de te voir bander, de te sucer… de te faire jouir dans ma bouche pendant que tu conduis.

Mes doigts sur ta nuque pourraient te parcourir, te caresser jusque sous ton pantalon, s’y glisser, te déboutonner et passer sous ton boxer que j’ai envie de sentir… je veux coller ton parfum enivrant de mâle et de sexe à ma peau, je le veux fondu sur ma langue, j’ai envie de te sentir raidir, mouiller… tu sens que les va-et-vient que j’imprime sur ta nuque, sont ceux qui branlent ta queue que j’aime tenir entre mes mains, mes pieds…

Dans un de tes sourires :

--Tu veux me voir bander ? Relève ta jupe.

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