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PNE : une nuit d’écriture sous tension

Participer au Prix de la Nouvelle Érotique cuvée 2022, non mais quelle idée j’ai eu ! Cela faisait un moment que je reluquais du côté de ce concours d’écriture sans vraiment imaginer me sentir capable de tenir ce pari un peu dingue à mes yeux : produire un texte (érotique of course) de 20 000 signes maximum entre minuit et huit heures du matin avec une double contrainte de thème et de mot final.

J’ai hésité longtemps et puis je me suis dit, pourquoi pas après tout ? Au pire, si je m’écroule sur mon clavier, vaincu par un méchant uppercut ou un KO technique, j’irai me coucher sans rien dire et basta. Alors j’ai postulé.

La huitième édition de ce concours pas comme les autres se déroulait cette année du samedi 12 au dimanche 13 novembre.

23 h 55 : un mail arrive et nous informe du thème (L’amour est un chien de l’enfer) et du mot final obligé (ampoule). Gloups. Gros moment de panique. Chien, enfer, amour, ampoule… Respirer. Allumer une cigarette. Avaler une gorgée de thé (à la menthe et bien sucré pour moi merci). Peu de temps avant le top départ, je me suis assigné une double contrainte supplémentaire. Mon histoire sera celle d’un vieil homme et elle ne dépassera pas les 8 000 signes. Je passe un bon quart d’heure à me torturer les méninges pour imaginer comment relier tout cela.

Et puis d’un coup, je me lance. Sur le rythme d’une première phrase comme souvent, et sans avoir la moindre idée du déroulement et de la fin. Bon d’accord, là il faut placer une ampoule. Allumée ou éteinte au fait ?

On verra bien, écris donc triple buse !

Les heures passent. Le texte prend forme. J’avance à un bon rythme, un peu plus de 1 000 signes à l’heure. À ce rythme, je ne risque pas une contredanse, tout va bien. Rester concentrer et économiser les clopes. J’alterne thé à la menthe, chocolat noir et abricot sec (merci du conseil Sarah !).

De temps à autre, je passe sur la page Face Book du PNE, histoire de voir où en sont mes petits camarades. Christophe Siébert, le maître des cérémonies de cette nuit sous tension, mais aussi et surtout auteur et directeur de collection aux éditions La Musardine, y publie régulièrement des posts d’encouragements qui font bien du bien au moral. À lire les commentaires potaches, on se sent moins seul à galérer devant son écran.

Quatre heures du mat’, j’ai des frissons. Je sors une Red Bull du frigo et je monte le son. Avec l’aide du copain Sam Bender (@MetalAssBender loué sois-tu !), je me suis concocté une playlist Deezer baptisée PNE. J’en écoute un ou deux morceaux lorsque je m’accorde une pause. Impossible cette nuit d’écrire avec de la musique en continu. Magie de la caféine et de la taurine : le coup de barre redouté s’estompe. Midnight Oil aide bien aussi.

Retour à mon clavier. Encore deux heures et mon histoire et bouclée. Mot final compris. Reste à corriger à relire, à recorriger et à relire. Et à relire encore. Bon, il faut savoir dire stop. Je me connais, je vais ratiociner jusqu’à plus soif. Et j’ai bu assez de thé à la menthe. Il est sept heures et j’ai terminé. J’allume ma dernière cigarette et j’envoie mon fichier après avoir vérifié trois fois si c’est bien le bon. Qui a dit que j’étais angoissé ?

Après une telle nuit, pas moyen de dormir bien sûr. Pas tout de suite du moins. Je m’écroule vaguement dans mon lit et sur les coups de dix heures, je suis debout, les yeux plus éclatés qu’un hamster sous coke, encore tout énervé et joyeux d’avoir tenu mon pari. Aucun doute là-dessus, l’an prochain je rempile. Et vous, vous en serez ?


Pour en savoir plus sur cette fameuse nuit : Le PNE, quézaco ? – Prix de la Nouvelle Erotique (wordpress.com)


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