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Papier vergé vs feuillet origami fleuri - Arles 1er jour - 2.

La tension redescendit un peu. La jeune fille revint.

Elle s’était remis un peu de crayon sous les yeux et un peu de mascara. Ses yeux saphir brillaient. Sans un mot, elle passa derrière lui, mis quelque chose dans sa poche et se rassit.

— Un dessert ? Du fromage ?

Le serveur s’était approché de leur table. Il voyait bien les sourires du couple mais n’avait aucune idée de leur signification…

— Du sorbet pour moi. Et pour vous, Noël, le fromage ? Avec du vin ? Profitez- en : vous n’avez pas à conduire pour rentrer…

L’homme acquiesça de la tête. Il était trop troublé pour qu’autre chose pût sortir de sa bouche. Il avait la main dans la poche et palpait l’étoffe bien mouillée qu’Eulalie y avait fourrée. Il porta ses doigts à son nez… Ah, la vicieuse, elle jouait encore à cela. Elle savait très bien ce que cela provoquait de son côté… Il aimait tant qu’elle soit perverse, de cette manière.

En dégustant son sorbet, Eulalie lui sortit le grand jeu. Le parfum framboise lui rappelait celui du gloss qu’elle portait, quand ils s’étaient retrouvés à Paris. Quant à la couleur, et la manière dont elle léchait sa petite cuiller, cela lui donnait de ces idées… qu’il faudrait vite concrétiser… Il ne pourrait bientôt plus réfréner cette envie désastreuse de la voir se tripoter, se masturber devant lui.

Noël régla la note galamment. On lui proposa d’appeler un taxi mais il dit qu’il préférait faire une petite promenade digestive avant de repartir… Ce qu’il avait en tête, c’était un petit jeu auquel il convierait sa partenaire. Il était certain qu’elle ne refuserait pas vu la manière dont elle avait déjà commencé à le chauffer.

Ils quittèrent l’endroit en se donnant la main, très pudiquement. Pour être… seuls, ils devaient sortir du petit village où se trouvait le restaurant. Quelques instants plus tard, à la lueur de l’éclairage de la route, ils s’arrêtèrent… Il fallait qu’Eulalie remédie à la situation dans laquelle se trouvait Noël, à savoir cette érection persistante. Elle s’était déjà masturbée un peu dans les toilettes du restaurant mais lui n’avait pas encore soulagé quoi que ce soit comme excitation. Et la « petite perverse » avait bien œuvré. Il était temps…

Ils avaient donc emprunté un petit sentier parallèle à la route afin de profiter des lumières oranges diffusées par l’éclairage public. Elle se mit à genoux derrière lui. Il défit sa ceinture, la braguette de son pantalon, baissa boxer et pantalon et sentit avec volupté la main droite de la jeune femme attraper ses bourses et sa main gauche lui emprisonner le sexe. Elle le branla tranquillement, sur quelques centimètres seulement, la bouche collée au bas de son dos. Elle ne pouvait pas voir l’effet de sa caresse mais elle sentait très bien combien l’homme était excité. Il respirait de plus en plus vite, de plus en plus fort. Il chuchotait « Oui, c’est ça, continue, ma petite salope. » Son sexe grossissait et devenait de plus en plus raide. Le débit de ses mots se faisait plus rapide mais plus haché. « Encore, continue, plus vite, maintenant ». Elle sentait le petit mouvement de ses fesses se contracter à chacun de ses mouvements à elle. Elle les sentait dures, très serrées. « Argh… c’est bien, ma petite vicieuse, je vais jouir ». Elle l’avait pratiquement à sa merci. Elle se sentait puissante, tellement puissante. Cette fois, elle n’avait pas eu besoin de se branler devant lui, ou de se déshabiller. Elle l’avait excité juste de sa manière à elle et là, elle le masturbait comme elle l’aimait. Elle allait passer à l’étape finale, à présent. Et tant pis s’il trouvait ça trop… Que trouverait- il à y redire, d’ailleurs ?

Alors, sans lâcher son membre, elle se mit devant lui, planta ses yeux saphir dans ceux de son partenaire de jeu. Ils brillaient dans la pénombre. Puis, d’un geste rapide, elle l’engloutit d’un coup, très loin, pratiquement dans le fond de sa gorge et plaqua son pubis contre ses joues. Un doigt dans sa vulve, elle en recueillit de sa cyprine puis l’introduisit dans l’anus de Noël. Il eut un rictus : était- ce du plaisir, de l’étonnement ou un peu de douleur ? Son visage se détendit : « Tu es parfaite. C’est parfait. Je prends mon pied. Vas- y… enfonce- le moi profond. Oui, comme ça. Maintenant, fais- le un peu bouger… »

Elle le sentait perdre pied, vraiment. Tout son corps à lui était parcouru de grands frissons : il avait perdu sa superbe. Il n’était plus capable de dire quoi que ce soit de sensé. Il n’était plus capable non plus de tenir solidement sur ses jambes. Elle le sentait vaciller. Oserait- elle, comme elle se l’était imaginé, le planter là, pantalon et boxer sous les genoux ? Non, ça ne serait pas… courtois… Il avait payé ce si bon dîner. Elle ne se concentrait plus vraiment à ce qu’elle faisait. Elle savait que son orgasme à lui ne tarderait pas, qu’au point où il en était, cela prendrait encore une ou deux minutes, max, s’il tenait jusque là…

Dans la nuit, il y eut un râle, léger mais très présent et surtout, très long. Une décharge qui lui sembla infinie, un jet, un deuxième et puis encore deux autres. L’homme était complètement déstabilisé. Il avait vraiment affaire à une connaisseuse perverse. Il ne s’était pas attendu à cela. Sa parade, l’excitation qu’elle avait suscitée en lui, ses petits jeux « pas innocents » et là, cette formidable jouissance. Du grand art. Pour le moment, il était un peu groggy mais dans sa tête, il exultait. Il avait trouvé quelqu’une à la hauteur de sa perversité.

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