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La prova - la répétition

— Bonjour Francesca, comment se porte votre voix ? demanda Don Fiore dès qu'il la vit entrer.

Elle était bien en avance pour la répétition du soir.

Les autres choristes n'arriveraient qu'un peu plus tard.

Elle répondit dans un sourire d'une voix affaiblie :

— Pas très bien mon Père, je ne peux pas encore chanter, mais je ne veux manquer aucune des répétitions.

Elle n'était pas tout à fait rétablie de sa récente extinction de voix.

— Très bien Francesca. Ne fatiguez pas votre précieux organe. Prenez une chaise et installez-vous où vous voulez.

— Où je veux ?

— Oui, répondit distraitement le prêtre occupé à mettre de l'ordre dans ses partitions.

Francesca se faufila alors sous la chaire de bois qui datait de Mathusalem et servait de pupitre au Chef de Choeur. Celle-ci était assez imposante et formait un creux, un peu comme une guérite dans laquelle elle pouvait se tenir à genoux, ou accroupie. Francesca était de taille moyenne, et sa passion pour la danse classique qu'elle avait longtemps pratiquée, lui conférait une souplesse et une endurance à toute épreuve.

L'homme d'église, faussement choqué, allait lui demander de prendre une place plus décente, bien que l'idée n'était pas pour lui déplaire, mais ce fut à cet instant que la porte s'ouvrit et qu'entrèrent par petits groupes les autres membres de la chorale. Don Fiore était un peu embarrassé : il ne fallait pas qu'on sache que le pupitre était habité par une telle poupée hardie. Si elle surgissait soudain depuis cet endroit, les autres femmes ne manqueraient pas de se poser des questions. De là à dire qu'une petite jalousie pointerait le bout de ses épines, il n'y aurait qu'un pas et à Rome, les secrets de Pulcinella courent les rues.

— Dépêchons-nous mesdames ! lança le Père Fiore à la cantonade, nous allons commencer !

Après quelques vocalises vite expédiées, les choristes vinrent se placer. Regroupées en arc de cercle face au pupitre qui servait de repaire à la jolie Francesca, elles étaient prêtes. Quelques mètres seulement les séparaient.

Don Fiore se tenait derrière sa chaire, et lorsque les chanteuses ouvrirent leurs livrets, la perfide Francesca ouvrit la braguette du prêtre...

Celui-ci ne broncha pas et d'un geste souple de la main, lança le chant.

La chorale était d'un bon niveau, les choeurs montaient doucement comme une vague qui prend vie. De la même façon, le sexe de Don Fiore prenait vie dans la bouche de Francesca. Il se gonflait entre les lèvres qui le parcouraient. Elle se calait sur le rythme paisible du chant, appliquant de longues succions à la queue dressée qui envahissait sa bouche. Chaque soupir était scrupuleusement respecté, Francesca connaissait la partition par coeur... Lui était porté par les vagues chantées et quelques mouvements quasi-involontaires lui échappaient. Ses gestes accompagnaient les vibratos qui se produisaient sur son sexe. Son bassin ondulait et marquait des contre-temps inappropriés. Son beau visage, que quelques-unes avaient déjà accueilli entre leurs cuisses, et qu'il voulait impassible, devenait parfois grimaçant, envoûté par ce parfum au nom de capitale : Sofia. Fragrances qu'il reconnaissait à la première effluve et qui émanaient de la chaire que le péché avait fait sienne.

Cela témoignait de la foi intense qu'il mettait dans l'oeuvre qu'il dirigeait. Du moins c'est ce qui paraissait, vu du Choeur des Infidèles (c'est ainsi que le surnommaient les fidèles, dans le dos du prêtre naturellement).

Un charisme fou se dégageait de son corps animé par l'Amour universel. Nul doute qu'il se sentait un peu Prêtre-Missionnaire auprès de ces femmes délaissées. Position qu'il exerçait avec assiduité pour un plus grand réconfort de leurs âmes.


. Francesca le suçait sans vergogne et sentait que l'homme qu'elle comblait de plaisir appréciait la situation. Elle était à genoux et participait de manière active à la ferveur qui habitait le prêtre devenu Mâle.

N'y tenant plus, il laissa filer quelques mesures, fit un petit pas en arrière et interrompit le chant en prenant un air désolé :

— Mesdames, mesdames... Silence s'il vous plaît !... Merci... Flora, Angela, vous discuterez après... Maria, fermez votre livret... Monica, rangez ce rouge à lèvres, ce n'est pas le moment !...

Toutes se turent et écoutèrent religieusement les paroles qui suivirent :

— Nous allons devoir arrêter la séance. Je viens de me rappeler d'un rendez-vous très important. Nous reprendrons demain. Merci à toutes.

L'excuse était un peu grosse mais il était tout pardonné. Son sourire désarmant gommait son air contrit et l'ornait d'une sainte auréole. Des ailes d'Ange voyaient le jour dans les fantasmes de ces dames... Et les Anges ne mentent pas, c'est bien connu... Les femmes lui donnaient le Bon Dieu sans confession. Plusieurs avaient même un petit béguin pour lui. L'une d'elle s'avança :

— Tout va bien mon Père ? Vous avez l'air ailleurs, chuchota-t-elle.

— Oui... oui... tout va bien Maria, je vous assure, ne vous inquiétez pas, abrégea le prêtre, à demain. Passez une bonne soirée.

— Bien, à demain mon Père, dit-elle pensive en rejoignant les autres à la sortie.

— Ah ! Et puis, apprenez les paroles, cria-t-il, vous n'aurez plus besoin de livret...

En vérité, il se réjouissait de voir devant lui, et sans "paravents de papier" toutes les poitrines former une ligne vivante qui ondulait sensuellement au rythme des respirations. Les tétons jaillissaient à la belle saison. Rome était en fleurs. Sous les chemisiers d'un blanc immaculé s'écrivait une portée musicale où figuraient mamelons et aréoles comme les notes d'une sarabande endiablée ! Quoi de plus beau que cette "pudique-impudeur"? Les tissus légers innocemment ouverts un bouton plus bas qu'à l'accoutumée laissaient deviner des dessous variés mais toujours aguichants. L'élégance était de mise et toutes connaissaient les goûts raffinés du prêtre en matière de lingerie fine.

C'était le plus mignon de ses péchés.

De tous ces seins auxquels il se vouait et qui devenaient siens dans son jardin secret, ceux de Maria tenaient une place de choix...


La porte à peine refermée, Don Fiore attrapa les poignets de Francesca, l'extirpa de sa cachette et, la tenant par les cheveux, la fit se pencher sur le pupitre, releva sa jupe, et tira sur sa culotte.

Sans dire un mot il abattit sa main sur le cul ainsi mis en lumière. Une seconde claque sur l'autre fesse fit à nouveau sursauter Francesca. Elle se laissait faire. Il était déterminé à la punir. Elle savait qu'aux yeux de son prêtre adoré, elle avait commis une faute. Une sorte de blasphème que la fessée qu'elle subissait réparerait. La voix de la belle était fragile, mais elle ne pouvait s'empêcher d'émettre des plaintes à moitié étouffées. C'était son corps qui criait. Elle savait aussi que viendrait le moment où les mains sévères se transformeraient en caresses irrésistibles.

Don Fiore aimait trop ce cul parfait pour le martyriser davantage. Ce cul sculpté au fil des années par l'amour de la danse classique. Légèrement rebondi depuis, mais musclé et cambré avec une grâce de parfaite pécheresse.


Après tout, sa main était faite pour bénir !

Ce qu'il ne se priva pas de faire avec conviction au-dessus de l'offrande désormais pardonnée... avant d'écarter les fesses rougies, de calmer la peau brûlante, jouant de ses doigts sur la fente mouillée. Il avait un pouvoir apaisant et la caressait avec douceur, effleurant la trace de la fine cicatrice qui marquait son dos, suite à l'opération qui avait mis fin à sa carrière prometteuse quelques années auparavant.

La fleur était ouverte et accueillit le dard du prêtre avec gratitude.

Il la pénétra sans ménagement et n'eut pas de mal à s'introduire. En effet elle n'avait pas boudé son plaisir et ses doigts s'étaient activés sur ses lèvres intimes pendant les chants religieux qui avaient orchestré la divine fellation prodiguée par ses soins quelques instants plus tôt.


Don Fiore était tellement excité qu'il ne s'embarrassa pas de tendresse et autres joliesses. Il réservait ça pour plus tard. Son sexe érigé en elle la fouillait sans relâche. Il voulait sentir les spasmes de sa chatte enserrer sa queue et jouir avec elle. Le pupitre tanguait à chaque coup de reins. Ses grincements se mêlaient aux gémissements et aux cris étouffés que chaque assaut produisait. Elle criait de son corps aphone et se laissa emporter par la vague qui submergea ses sens. Tremblements incontrôlés, cris silencieux, corps cambrés, spasmes de bonheur... tout cela fit éjaculer le prêtre dans un puissant rugissement de fauve assouvi.

Après quelques minutes, reprenant ses esprits, il souffla :

— Vous viendrez vous confesser demain après la messe. En attendant, prenez soin de votre voix.

Francesca ne pouvait pas parler, elle était de nouveau muette. Elle s'était rhabillée et colla sa bouche sur celle du prêtre en guise d'au-revoir.


Resté seul, il pensa que lui aussi aurait besoin de faire son Confiteor et qu'il serait peut-être temps de demander à être reçu par le Cardinal.

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