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La fille qui régule - 1.

Elle était arrivée la première, avait dit la formule magique, celle qui ouvrait les portes : « je suis la nouvelle maîtresse de Joachim ».

Ce n’était pas vraiment cela : ils se connaissaient depuis presque un an et demi. Ils se voyaient peu mais fantasmaient régulièrement de concert. Ils s’appréciaient comme des amis et se mélangeaient comme des amants. Elle préférait « faire l’amour » et lui « baiser ». En aucun cas « coucher ».

Donc, elle avait pris un train plus tôt que l’habituel onze heures vingt et s’était retrouvée à onze trente cinq à Bruxelles. Elle savait qu’il ne lui faudrait pas davantage d’une demi-heure pour se rendre au numéro 68 mais elle décida de ne pas se presser : flâner, savoureux le temps, anticiper le moment béni où il la rejoindrait. Elle avait décidé de lui faire une surprise…

Ils en avaient parlé mais se souviendrait-il de…

On était en mars. Le soleil montrait le bout de son nez mais il ne faisait pas encore réellement chaud. Juste doux. Avec un petit vent frais.

Cela tombait bien. Elle aimait sentir les courants d’air entre ses jambes. Et comme, elle voulait cette escapade « différente »…

Une robe noire, avec un décolleté tout ce qu’il y a de plus sage. Ce n’était pas cela l’important. Plutôt le fait qu’elle était évasée à partir de la taille et que Joachim n’aurait aucune peine à… Aux pieds, des chaussures bordeaux plates. Des bas noirs auto-fixant. Et de la lingerie sage de la même couleur.

« La chambre Eros, votre préférée, il me semble ». Elle était arrivée, nullement essoufflée, à midi quinze. Le temps de passer aux toilettes, de se caresser un peu, de retirer son string, de se recaresser. Son manteau, son sac, ses chaussures et son soutien-gorge avaient été déposés au creux d’un des petits fauteuils. Elle avait débarrassé le lit de la courtepointe bleue (c’était toujours ce que faisait Joachim), l’avait repliée, mise dans l’autre fauteuil. Elle s’était couchée sur le lit, les cheveux défaits et les joues rouges. Elle avait mis sa main entre ses cuisses et elle l’attendait.

Elle entendit les marches de l’escalier grincer et un petit toc à la porte.

Elle se mit en position. C’est ce que l’homme avait émis comme souhait, alors… c’est à quatre pattes qu’il la trouva.

Dans un premier temps, rien de provoquant, d’indécent. Juste Blanche sur le lit. Dans une posture à laquelle il n’avait pas l’habitude. Mais rien de choquant : la robe lui couvrait les jambes jusqu’aux genoux. Les mains bien plantées dans le matelas. Comme elle était de profil par rapport à la porte, en regardant ses seins, il se rendit compte qu’elle devait être nue sous la robe.

— Venez me rejoindre… lâcha-t-elle sans le regarder.

— Déjà ?

— Quand vous vous serez un peu déshabillé…

— Juste le bas, je suppose ?

— Vous avez tout compris… Et vous vous mettrez derrière moi…

Cela prit une minute tout au plus mais combien cela parut interminable à Blanche. Comptez l’emballage qu’on déchire et le coiffage en … sus.

Il s’approcha d’elle, releva sa robe d’un geste un peu théâtral. Une de ses mains se posa sur son ventre et l’autre attrapa un de ses seins. Il se colla à elle. Contre ses fesses, elle sentait le sexe de Joachim, doux et chaud. Elle tendait la croupe vers lui. Il cessa de malaxer son sein et donna une petite claque sur la fesse gauche de sa maîtresse et lui demanda de ne pas bouger.

— Vous vouliez « réguler la situation », ma chère, mais… puis-je vous faire remarquer que… c’est tout le contraire ?

Blanche était totalement à la merci de Joachim. Elle savait qu’il n’allait pas longtemps pouvoir résister au spectacle de ses fesses, de ses lèvres trempées de la masturbation qu’elle s’était accordée avant qu’il ne la rejoigne. Elle attendit donc que l’homme la pénètre, après avoir introduit deux doigts dans son vagin en guise d’apéritif.

Elle le sentait respirer profondément. Elle se disait qu’il ne pourrait jamais se contenir plus de quelques minutes. Il collait son joli corps qu’elle aimait tant au sien. Elle se sentait complètement entourée par lui, leur plaisir contenu dans une même bulle.

— Vous êtes nue, là-dessous, et je vous remercie pour l’attention. Je vais m’occuper de vous mais d’abord, je voudrais que vous me disiez…

— … que j’ai envie d’être baisée copieusement ?

Elle ne s’était pas retournée vers lui pour lui parler. Elle semblait être très à l’aise, finalement, dans cette posture à quatre pattes. Elle écarta un peu les genoux, ce qui eut pour conséquence de séparer ses jambes l’une de l’autre. Elle l’attendait, à présent.

— Vous vous y prendrez avec délicatesse ? l’implora-t-elle.

— Je ne peux rien vous promettre. Mais c’est mon intention, oui…

Avec quelque chose qu’on pourrait qualifier de tendre, il commença de lui caresser le haut des lèvres, cherchant son clitoris. Il les écarta, toujours soufflant dans le cou de Blanche.

Elle aussi, elle soufflait, soupirait. C’était délicieux. Elle se demandait quand il la pénètrerait. Elle n’avait plus qu’une envie, à présent mais elle n’osait pas lui dire « allez-y, enfin…. »

— Vous êtes assez… J’ai vraiment bien fait d’attendre… Merci pour la suggestion…

Ça y était… Il était enfin en elle. Il ne bougeait pas rapidement. Mais elle était consciente que cela pouvait changer en très peu de temps. Qu’il était tout à fait concevable qu’à un moment, il ne se contrôle plus et se transforme à un étalon fou, ce genre d’animal qu’il se refusait d’être.

Lentement, très lentement, comme pour lui faire goûter la longueur et le diamètre de son membre, il ondulait. Ses mains avaient retrouvé l’une un sein et l’autre, le bas de son ventre…. Les doigts de Blanche étaient entre ses lèvres inférieures. Tendrement, elle enserrait la base de son sexe à lui. Elle le sentait loin, profond. Sa poitrine bougeait un peu mais bien moins que ce qu’elle craignait. Le fait qu’il lui ai empoigné ce sein en faisant passer son bras devant l’autre, c’était parfait.

Leurs mouvements ne durèrent pas longtemps. Les vas-et-viens était de plus en plus rapides. Le gland de Joachim était pratiquement en contact avec le point G de Blanche.

Et puis, ce fut l’explosion… presque simultanée. Le long feulement…

Dans un sanglot, elle articula un « merci Joachim » tout tremblant.

— A peu près comme dans vos rêves ? chuchota l’homme.

— Mieux, mille fois mieux, répondit-elle en hoquetant.

Elle se blottit au creux de ses bras. La chemise de Joachim était toute chiffonnée. Elle respirait l’odeur de l’homme. Elle se sentait si bien, apaisée… Il la laissa reprendre ses esprits quelques instants puis se leva.

— Un verre de vin et… triple dose de chocolat ? demanda-t-il en lui souriant et en lui faisant un clin d’œil.

— Mais bien sûr, oui !

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