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Fière June

"Il y a quelque chose que je dois te dire maintenant. Je ne suis pas la femme que tu crois..." lui souffla June.

Sa voix tremblait, son doux visage asiatique s'était empourpré et des larmes commençaient à apparaître aux coins de ses yeux amandes. Eux qui, d'ordinaire, étaient si souriants. Elle appréhendait tellement ce moment où elle savait qu'elle risquait une fois de plus d'être rejetée.

"Comment ça ?" demanda-t-il.

"Je..."

Après toutes ces semaines d'échange de messages, après toute cette complicité qui était née entre eux, elle était terrorisée à l'idée de tout perdre subitement. Cela lui avait pourtant semblé tellement parfait. Sans doute trop.

Hier soir ils s'étaient retrouvés pour un premier rendez-vous autour d'un verre et s'étaient séparés sur un long et langoureux baiser. Ce soir, elle l'avait invité à venir chez elle et maintenant qu'il était assis là, face à elle, elle n'avait plus le choix. Il fallait qu'il sache.

June prit une profonde inspiration et se lança. C'était comme se jeter dans le vide :

"Je suis née homme et j'ai... je suis..." elle baissa les yeux vers son mini-short en jean le souffle coupé. Sa main vint se poser instinctivement sur son intimité comme pour cacher la bosse que faisait son pénis.


La révélation lui fit un choc. Comment cela était-il possible ? Pourquoi n'avait-elle rien dit dès le début ? Tout semblait si naturel entre eux. Peut-être est-ce cela qui aurait dû l'alerter. Il se sentit trahit et effrayé.


Pourtant, celle qui était assise là en face de lui la tête baissée, celle dont les larmes coulaient maintenant, celle-là était toujours la même personne que celle dont il était sûrement en train de tomber amoureux. Elle était toujours celle avec qui il avait noué autant de complicité, avec qui il avait échangé la veille ce long baiser.

Il la regarda longuement. Elle était tellement jolie et féminine : sa petite poitrine, son corps, ses fesses. Même ses hanches ne laissaient présager de rien.


Il compris la douleur qui devait être la sienne. June avait dû être si souvent rejetée par les autres, sûrement même par ses proches. Comme son enfance, son adolescence avaient dû être douloureux. Elle qui était pourtant si douce et si joviale.


Il inspira longuement.


Mais après tout, si cette personne lui plaisait telle qu'elle était, pourquoi la rejetterait-il maintenant. Elle se sentait femme et il la voyait comme telle alors...

Il lui saisit la main. Elle leva les yeux, inquiète.

"Ça ne change rien dit-il."

La surprise et le soulagement se mêlèrent dans le regard de June.

Elle sécha ses larmes d'un revers de la main. Il la serra dans ses bras et ils s'embrassèrent longuement.


Surpris par sa propre réaction et par cette soudaine ouverture de son esprit, il sentait monter en lui un mélange de curiosité et d'excitation.

Lentement, il déboutonna le mini-short en jean qu'elle portait et le fît glisser le long de ses jambes, découvrant alors une fine culotte de satin. Une petite bosse indiquait la présence de l'objet de sa curiosité.

Il passa la main dessus. Le sexe de June devait probablement être recroquevillé sur lui même. Ce qui confirmait l'anxiété de sa partenaire. Il retira délicatement la culotte découvrant finalement ce pénis totalement glabre timidement dissimulé dans son fourreau de peau. Il le caressa un instant puis, cédant à la curiosité et à un étrange désir qui montait en lui, il décalotta le gland qui apparu rose et soyeux.


Ainsi niché, la ressemblance avec un clitoris était flagrante. Tout comme elle, ce pénis était féminin.


C'était à la fois étrange et excitant de tenir en main un pénis qui n'était pas le sien. Brisant la barrière de ses derniers préjugés, il se débarrassa de ses ultimes doutes, et commença à la masturber délicatement. C'était comme s'il venait de briser une porte, un tabou derrière lequel s'ouvrait un tout nouveau monde a explorer.


June émit un petit gémissement et se blottit contre lui. Il sentait maintenant le sexe de sa partenaire reprendre vie peu à peu et grandir dans sa main. Ils s'embrassèrent fougueusement. Il continuait à la masturber sans même s'en rendre compte entre leurs deux corps collés. Leur étreinte se poursuivit de longues minutes jusqu'à ce qu'elle se mette à gémir de nouveau et à respirer de plus en plus fort. Il sentit alors un liquide chaud venir couler entre ses doigts.

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