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Collègue - 5.

Ce délicieux calvaire prend fin quand, au bout de quelques minutes, elle stoppe devant un bâtiment anonyme dans une zone commerciale non loin de notre lieu de travail et sort de sa voiture, me laissant frustré et pantelant. J’avoue ne pas très bien comprendre la raison de notre présence à cet endroit mais elle ne me laisse pas le temps de faire le moindre commentaire.

— Nous sommes arrivés, faut-il que je t’aide à descendre ?

— C’est que…

— C’est pour le moins inhabituel comme lieu, je te le concède, mais je ne vais pas te faire le plan de l’étreinte furtive sur un parking désert si cela peut te rassurer. Il y a derrière cette façade un monde que tu ne soupçonnes même pas.

Je suis du regard le geste qu’elle a fait avec sa main. Il y a en effet au sommet d’une petite volée de marche une porte qui serait des plus banales s’il n’y avait pas une drôle d’enseigne au-dessus d’elle, que la distance ne me permet pas de déchiffrer. Un club ? Si c’est le cas, je n’en ai jamais entendu parler contrairement à elle qui, pourtant,vient de débarquer dans la région si j’ai bien tout suivi.

— Alors ? Tu viens ?

J’ouvre la portière, m’extrais de l’habitacle et lui emboîte le pas, les yeux rivés sur les ondulations de son fessier mais sachant très bien que je n’en aurai la jouissance que si telle est sa volonté. Je suis chaud comme la braise mais pas maître de mon destin, Je le lui ai abandonné depuis que je lui ai offert un café quelques heures plus tôt.

Je parviens enfin à savoir où nous nous trouvons : le Shangri-la. Voilà ce qui est marqué sur le fronton de l’établissement, pour tant est que cela en soit un et pas un endroit clandestin. Le nom, qui évoque un endroit où le temps est suspendu dans une atmosphère de paix et de tranquillité, me séduit immédiatement car il présage de bien agréables moments en son sein, même si j’ignore tout de ce qui se passe derrière la porte.

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