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Collègue 2 - 16.

Elle sourit et choque son verre contre le mien et sourit.

— Tu n’as pas tout à fait tort mais nous sommes venus ici avant tout pour parler de toi. Je te raconterai après si tu veux.

— Et comment que je veux ! Par quoi veux-tu que je commence ?

— Disons que je suis curieuse de savoir comment un garçon comme toi, gentil et sans histoires, se retrouve à s’exhiber devant un écran. Et ne viens pas me raconter que tu l’as toujours fait, je ne t’ai pas quitté des yeux depuis que nous avons flirté et je sens que cette révolution est toute récente.

Il est inutile de tourner autour du pot alors je me lance.

— Eh bien figure-toi que j’ai rencontré quelqu’un. Enfin, pour être plus précis, quelqu’un a fait irruption dans ma vie il y a peu de temps et a tout chamboulé. Si cela peut te donner une idée de la soudaineté du truc, elle m’emmenait en club seulement quelques heures après que nous nous sommes vus pour la première fois et nous y avons fait des folies, ensemble et avec d’autres personnes

— Toi en club ? J’avoue que c’est pour le moins étonnant, surtout dans un délai aussi bref. Il faut que cette femme ait eu de sacrés arguments pour te convaincre aussi vite.

— Disons qu’elle a une façon de présenter les choses qui fait qu’on ne peut rien lui refuser.

— Attends, tu es en train de me dire qu’elle te domine ? Cela dit, cela ne me surprend pas et je me dis que c’est comme cela que j’aurais dû me comporter avec toi pour te ferrer. Quand on y réfléchit bien, tu es typiquement le genre de type qui ne déteste pas jouer mais qu’il faut prendre par la main pour l’y amener. C’était sur notre lieu de travail, j’ai préféré la jouer moins offensif et mal m’en a pris, tant pis. Cela dit, je me demande bien à quoi peut ressembler cette personne qui te mène par le bout du nez.

— Ne crois pas pour autant que c’est un dragon, je suis persuadé que tu ne t’en rendrais pas compte si tu la croisais.

— Quoi qu’il en soit, je pense que tu as tiré le gros lot et je suis très heureuse pour toi. J’ai toutefois une question à te poser : tu crois que mon chéri et moi on pourrait passer un moment avec vous pour faire plus ample connaissance ? Je suis persuadée que nous pourrions très bien nous entendre tous les quatre.

— Dois-je en déduire que tu as fait une rencontre similaire à la mienne ?

— C’est à peu près cela, à la seule exception du fait que nous aimons intervertir les rôles là où tu sembles te complaindre à te laisser diriger.

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Je me retrouve de nouveau seul dans la pièce, pensif, et c’est le poids de ce que j’ai dans les mains qui me ramène à la réalité.

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