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Collègue - 1.

Nous recevons ce jour une nouvelle salariée qui doit officier en tant que chef de projet. Sa responsable lui fait faire le tour des bureaux et, lorsqu’arrive le tour du mien, c’est le choc. Je suis immédiatement subjugué par cette femme. Ce n’est pas une beauté de magazine mais il émane quelque chose d’elle qui me trouble. Peut-être est-ce aussi sa tenue vestimentaire qui me fait cet effet là car elle est tout de noir vêtue, veste d’officier en haut, pantalon de cuir en bas et elle porte des bottes à boucles aux épaisses semelles qui lui arrivent presque aux genoux. Son sourire aussi, rouge sang, qui appelle aux baisers, et son regard qui le surplombe qui dit qu’elle est plutôt de celles qui se servent que de celles que l’on conquiert. Bref, je suis sous le charme, et un peu plus alors qu’elle me gratifie d’un “bonjour” un peu rauque qui me chatouille délicieusement les oreilles.

Elle a continué sa visite sans que je ne puisse discuter plus avec elle et je passe le reste de la matinée à penser à elle, à l’effet qu’elle m’a fait. Je n’ai pourtant pas envie de me jeter sur elle, bien au contraire, elle m’inspire le plus grand des respect, voire de la déférence. Elle ne sera pas ma supérieure, nous ne sommes pas dans le département, mais j’ai envie de lui rendre les choses plus facile. De la servir ? Je me demande bien ce qui me prend d’avoir de telles pensées.

Pensées qui affluent quand, après le déjeuner, nous nous retrouvons tous les deux, seuls, devant la machine à café qui se trouve dans l’espace détente. Je lui propose tout naturellement de lui en offrir un.

— Vous sucrez ?

— Tu ne manques pas d’air !

Et elle éclate de rire devant mon regard interrogateur.


A suivre...

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Perles...

Son collier de cuir noir, signe de sa dévotion, lui allait à merveille.

Cet automne...

Sitôt entrée, j’ôtais mes habits comme s’ils me brûlaient, enfilais une chemise de nuit, me jetais sur mon lit et ouvrais mon livre.

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